Les œuvres des enfants émerveillent le public

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Dans la cadre de la célébration de la quinzaine de l’enfant sous le thème «L’origami», la maison de jeunes et l’association d’animation et de loisirs des jeunes d’Illoula Oumalou, dans la daïra de Bouzeguène, ont organisé, du 8 au 10 juin courant, la quatrième édition du Festival des travaux manuels, et ce en partenariat avec l’APC d’Illoula, la Direction de la culture et l’APW de Tizi-Ouzou.

En effet, l’ouverture officielle a eu lieu vers 10h du matin, après l’accueil des invités et l’installation des œuvres à exposer. 09 établissements ont participé à ce Festival. L’on citera les maisons de jeunes de Bouzeguène, de Béni Ziki, de Mekla, de Djemaa Saridj, des Ouadhias, de Mechtras et d’Ait Zmenzer, ainsi que l’association Centre scientifique de Tizi-Ouzou, l’association sociale pour la protection de l’enfant, l’association loisirs et création de Mekla et l’association culturelle de Mekla. Les invités ont eu le plaisir de découvrir les merveilles que les enfants et les stagiaires ont pu réalisées. Des objets fabriqués manuellement à base de déchets en plastique, en verre et surtout en papier. Le P/APC, les élus, le chef de service de la jeunesse et des sports ainsi que les directeurs des maisons de jeunes participantes ont partagé d’agréables moments avec les enfants de la chorale de Bouzeguène qui ont interprété  d’une façon majestueuse deux chansons, traitant pour l’une l’implication de l’homme dans la destruction de l’environnement et la pèche anarchique et l’autre sur la nécessité de préserver Tamazight et favoriser son apprentissage avant toute autre langue. A midi, tout le monde était convié à un déjeuner dans un restaurant. Juste après, les enfants ont découvert la kermesse avec une immense joie, bénéficiant de 06 jeux chacun. « Les travaux manuels aident à travailler la motricité de l’enfant d’une part, et à recycler les déchets d’une autre part. Au lieu de jeter les journaux et les bouteilles après utilisation, nous apprenons aux enfants comment en bénéficier sous d’autres formes. Cela ne demande ni beaucoup de temps, ni encore moins de l’argent. En plus de constituer un passe-temps pour l’enfant, cela aidera dans la protection de l’environnement. C’est dire que même un enfant peut participer à trouver des solutions pour les ordures qui nous envahissent de jour en jour», dira Karima, éducatrice à la maison de jeune organisatrice. Bacs à ordures fabriqués avec des bouteilles en plastique, un tapis avec 300 sacs en plastique, des boites à bijoux avec des boites de chaussures,… ce sont des objets fabriqués par les stagiaires et enfants de la maison de jeunes d’Ait Ziki, qui a pour but de valoriser les déchets et les rendre positifs, selon Kessous S. Du papier journal et des gobelets suffisent pour avoir des vases, des couffins ou encore des veilleuses. On voyant ces merveilles, on croirait qu’elles sont l’œuvre de génies et non pas de petits enfants soucieux de la propreté de leur environnement. « Ces jeunes talents et leurs encadreurs sont à encourager pour aller de l’avant, c’est tout bonnement pour le bien de notre pays. Puisque les enfants s’amusent bien en s’adonnant à leur passion, qu’est le recyclage des déchets, alors pourquoi ne pas l’introduire comme module à étudier à l’école. Cela permettra de développer la créativité de l’enfant et aidera dans la protection de notre environnement qui ne cesse de subir des agressions. Ces enfants sont vraiment un exemple à méditer même par les adultes qui doivent apprendre de ces bambins la nécessité du tri des déchets », estime un visiteur. Le concours du meilleur travail manuel (origami) s’est déroulé de 09h à 11h au profit des enfants de différents établissements. Même des lycéens en ont participé. Pour clôturer la deuxième journée du Festival, des prix et des attestations ont été distribués aux lauréats du concours et à ceux qui ont contribué au bon déroulement de cet événement. « Notre objectif consiste à faire aimer aux enfants la nature et les inciter à la protéger. Avec ce genre d’activités, l’enfant trouvera son équilibre», dira Attiche Rabah, directeur de la maison de jeunes d’Illoula. A signaler que la bonne organisation des initiateurs ainsi que la mobilisation des moyens nécessaires ont grandement participé à la réussite de cet événement, que les organisateurs souhaitent ancrer dans les traditions de la région, tout cela pour le bien de l’enfant et de l’environnement.

Fatima Ameziane

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