À moins d’une semaine du mois de Ramadhan, les prix de la mercuriale sont pour le moment stables et ne connaissent aucune fluctuation. Un fait plutôt rare d’autant plus qu’en pareille période, les prix ont tendance à renchérir, et ce, du fait de la spéculation. Ainsi, lors d’une virée au marché des fruits et légumes sis au centre-ville de Bouira, un des plus fréquenté de la wilaya, il nous a été donné de constater que les prix des fruits, légumes et autres viandes sont plus au moins abordables. Les marchandises y sont aussi disponibles et en grandes quantités. Pour n’évoquer que les produits frais les plus demandés durant le mois sacré leurs prix sont pour la plupart abordables. Ainsi, la courgette est cédée entre 30 et 40 DA. En pareille période, ce produit rentrant dans la confection des principaux plats lors du Ramadhan voit son prix monter en flèche. Il a souvent dépassé la barre des 100 DA. Idem pour la carotte qui elle aussi est affichée presque au même prix. La tomate et la patate sont affichées respectivement à 50 et 45 DA. Ces trois produits ont longtemps défrayé la chronique durant le Ramadhan car sujets à de récurrentes flambées des prix. Le haricot vert, lui, est affiché à 80 DA. Les fruits de saison également, à l’image de la pastèque qui est proposée à 45 DA le kilo. S’agissant des viandes rouges et blanches, leur prix n’ont pas connu une quelconque hausse significative, à l’exception peut-être de la volaille. Celle-ci est affichée à 290 DA le kilo. Il y a quelques semaines encore, les prix étaient au-dessous de ceux pratiqués en ce moment. La viande bovine est, quant à elle, proposée à 850 DA le kilo. Le kilo de la viande d’agneau, lui, est proposé à 1300 DA. Ceci dit, le prix de ce produit pourrait être revu à la hausse dans les jours à venir, car il y a une forte demande sur la viande de l’agneau pendant le mois sacré. À présent, le premier constat qui se dégage, c’est que les prix des fruits, légumes, viandes et autres produits alimentaires sont stables. Et cette stabilité des prix peut s’expliquer par la disponibilité des produits, notamment agricoles. Cependant, rien ne dit que cette tendance à la stabilité des prix ne connaîtrait pas des changements à la veille du mois sacré voire durant la première semaine. Probablement, il y aurait une hausse des prix. Celle-ci est souvent le fait d’une forte demande des ménages sur les produits durant le mois sacré. Cette demande est en partie liée à une surconsommation. En plus, il y a un phénomène pas nouveau hérité d’une époque maintenant révolue, celui du stockage des produits, ceci d’une part, d’autre part, la hausse des prix avant et pendant le Ramadhan est aussi la conséquence de la spéculation. La pratique n’obéit à aucune règle commerciale admise contrairement à celle de l’offre et de la demande, d’où le besoin de régulation et du contrôle. Un rôle qui incombe aux pouvoirs publics. Ces derniers ont, pour rappel, rassuré les consommateurs quant à la disponibilité en qualité et en quantité des produits durant le mois sacré. En tout cas, pour le moment et à moins d’une semaine du mos de Ramadhan, la tendance des prix de la mercuriale est plutôt stable, à moins d’un changement qui pourrait survenir à la veille et pendant les premiers jours du mois sacré.
D. M.
