Les habitants des différents villages que compte la commune de Chorfa n’ont pas, en dépit de tout, coupé le cordon qui les lie avec la terre nourricière. En effet, chaque saison, les citoyens de cette localité possédant des lopins de terre procèdent à des travaux champêtres, comme le labourage, la taille des arbres fruitiers, le défrichement du sol, etc. Ils procèdent, également, à la cueillette des olives et à l’exploitation des cultures maraîchères. Sur ce dernier point, nous avons remarqué qu’à chaque saison estivale, les citoyens de ces villages, que ce soit le chef-lieu de Chorfa, Choukrane, Toghza ou autres, cultivent des jardins pour consommation familiale. Il n’est pas rare de constater des lopins de terre, dans ces patelins agropastoraux par excellence, plantés de légumes qui poussent pendant la période estivale. Dans les vergers dont regorge cette commune, il y a toujours des carrés de poivrons, de poivres, de tomates, de courgettes, de concombres et de maïs qui sont aménagés pour les besoins de la consommation locale. L’eau ne manque pas dans ces contrées, puisque la municipalité de Chorfa est « assise » sur une gigantesque nappe phréatique, laquelle est à moins d’une dizaine de mètres du sol ! Ce qui fait que les cultures vivrières qu’exploitent les ménages de cette commune soient irriguées à partir des puits réalisés par leur soin. C’est une tradition plusieurs fois centenaire que de tenir des potagers, histoire d’avoir, d’une part, des légumes frais à la portée des cultivateurs, et d’autre part de limiter les dépenses en ce qui concerne les achats de légumes, qui sont chers ces derniers temps. L’autre point positif dans tout cela, c’est le fait que les légumes et les fruits cultivés dans les vergers sont sains et bios, donc ne représentant nullement un danger pour les consommateurs, car les paysans « saisonniers » de ces patelins -bien verts pendant l’été- n’utilisent pas les pesticides et autres engrais chimiques, qui se sont avérés très nocifs sur le plan sanitaire, à en croire ce qui se dit dans les médias à ce sujet ! Dans la foulée, il se trouve que des ménages réalisent des excédents dans leurs récoltes, ce qui leur ouvre la voie à vendre ces cultures, en plus, sur…les accotements de la RN26 qui traverse cette commune ! C’est ce que nous remarquons, d’ailleurs, chaque été où des adolescents, des jeunes et moins jeunes aménagent des étals sur les bordures de cette route afin de vendre des légumes et des fruits cueillis de leurs vergers…Ces marchands saisonniers arrivent, quand même, à réaliser de très bons chiffres d’affaires, car les automobilistes, qui empruntent cette route, s’arrêtent pour acheter ces produits agricoles bios et frais!
Y. Samir
