Disposer d’une circonscription dans chaque daïra peut améliorer le travail des forestiers

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Hier matin, le conservateur des forêts, accompagné de deux de ses collaborateurs et du représentant de la Protection civile, a animé une conférence de presse à la Maison de la culture Taos Amrouche de Béjaïa. En réalité selon les services des forêts, les moyens sont concentrés sur 19 communes sur les 52 que compte la wilaya, lesquelles sont à forte sensibilité en matière d’incendies. Désormais, il y aura une répartition des moyens sur toutes les communes, car même si beaucoup n’ont jamais enregistré d’incendies, il n’en demeure pas moins que ça peut survenir à tout moment. Constituée de 6 circonscriptions et de 16 districts répartis à travers les différentes contrées de la wilaya, la conservation des forêts a préparé sa campagne de prévention et de lutte contre les feux de forêt pour l’année en cours. D’ailleurs, pour cela, 17 comités opérationnels de daïra ont été installés, excepté ceux de Souk El Tenine et d’Akbou qui ne tarderont pas à être installés. Le conservateur dira que les APC doivent s’impliquer davantage dans le plan de travail de ces comités opérationnels, car c’est tout le monde qui doit répondre dans le cadre de la lutte contre les feux de forêt. Les feux ont dévasté les forêts de la wilaya, notamment le chêne liège, diminuant de facto la production de liège qui est passée de 8 000 quintaux, il y a quelques années de cela, à 3 000 quintaux l’an passé et 53 quintaux enregistrés en ce premier semestre de l’année en cours. Il faut, rajoutera-t-il, contribuer à la survie du chêne liège en récupérant les arbres incendiés. Cela doit se faire selon le degré de brûlure et parfois il faut aller jusqu’au recépage. En parlant des incendies, son collaborateur expliquera techniquement que l’origine des incendies peut avoir des causes diverses. Il parlera de l’indice météo, à savoir le fameux facteur 30, c’est-à-dire qu’à partir de 30 degré de température, la vitesse du vent sera supérieure à 30 kilomètres/heure, ce qui favorise la propagation des incendies déclarés. C’est à partir de 40 kms/h que la situation devient alarmante, nécessitant la mobilisation de tous les moyens tant humains que matériels. Il a été également, fait part de la surveillance aérienne des forêts, assurée par les compagnies de transport aérien, les avions loués par le groupe Sonelgaz pour surveiller les lignes électriques en plus de la surveillance satellitaire. Dans son intervention, le représentant de la Protection civile dira que leurs services ont acquis des hélicoptères, mais que leurs pilotes sont toujours en formation. Il rajoutera aussi qu’un dispositif de lutte contre les feux de forêt, au même titre que celui de la surveillance des plages sont mis en place à la veille de chaque saison estivale. Ainsi donc, outre les moyens dont dispose la direction de la Protection civile de la wilaya de Béjaïa, une colonne mobile vient les renforcer à partir de chaque 1er juillet. En réponse à notre question sur le cas du terrain d’Ibachiren, dans la commune d’Oued Ghir, qui a fait l’objet d’un défrichement anarchique, le conservateur des forêts dira que c’est un terrain privé dans l’indivision. Mais, fera-t-il remarquer, toute coupe d’arbres, même sur un terrain privé est soumise à la délivrance d’une autorisation des services des forêts. Pour le cas d’Ibachiren, l’affaire a été portée devant la justice et cinq personnes sont été condamnées en première instance à des peines de prison ferme mais, bien entendu, elles ont fait appel. Enfin, en conclusion, le conservateur des forêts fera part d’un manque de moyens et qu’il souhaiterait avoir une subdivision dans chaque daïra au même titre que les autres secteurs.

A. Gana

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