Que les habitants de Selloum, dans la commune d’Aghbalou, se rassurent : leurs soirées en ce mois sacré ne ressembleront pas à celles qu’ils connaissent d’habitude dans ces deux communes aux confins de la wilaya. L’association culturelle Ithvir Netleli promet d’y mettre plus d’animation. Pas autant, bien sûr, que dans les grandes agglomérations, comme Bouira, M’Chedellah, Sour El Ghozlane, Aïn Bessem ou Lakhdaria, qui, elles, bénéficient chaque année, à cette occasion, d’un riche programme concocté par la Direction de la culture. Par exemple, dans celui élaboré modestement par cette association, il ne figure aucun chanteur. Mais il y aura de la poésie à profusion, car les organisateurs de ces soirées artistiques, comptent inviter tous les poètes du coin, et surtout, il y aura du théâtre. Le plus ancien des arts sera au centre des activités artistiques qui seront développées au cours de ce mois, où les habitudes s’inversant, la nuit prend le dessus sur le jour. Pour meubler leurs heures, les jeûneurs deviennent, l’espace d’un mois, des mélomanes et des fans du théâtre. Afin de varier ses spectacles, l’association Ithvir Netleli a invité une troupe du théâtre régional d’Oran et celle dite Lewhama de Tazmalt. Son président que nous rencontrions jeudi dernier à Bouira se rendant à la Direction de l’éducation pour demander l’autorisation d’utiliser l’école primaire pour ses spectacles, paraissait soucieux. «Nous n’avons pas de structures pour ce type d’activité. Nous n’avons ni centre de culture, ni maison de jeunes. Pour ces soirées, nous avons le choix de les organiser sur la place publique ou à l’école primaire», dira-t-il. Sa crainte venait de ce que le directeur de l’éducation, se conformant aux dernières directives émanant du ministère de tutelle qui interdit le service des écoles à des fins autres que pédagogiques, ne repousse sa demande d’autorisation. Dans ce cas, les spectacles auront lieu sur les places publiques de ces deux localités de l’Est de la wila.
Aziz Bey
