Le chômage…. cette autre réalité

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L’étau du chômage se resserre de plus en plus à Timizart, jusqu’à prendre, ces derniers temps, des proportions alarmantes. La localité essentiellement à vocation d’élevage, souffre depuis belle lurette de l’absence du moindre projet ayant trait au développement. Cette léthargie s’est répercutée sur la population active qui vient de ce fait allonger la liste des désœuvrés déjà surchargée. La frange juvénile est la plus touchée par ce phénomène à caractère endémique, les moins de 30 ans en constituent la majeure partie avec plus de 80%.A ce sujet, on peut constater un bilan peu reluisant des dispositifs mis en œuvre pour aider ces jeunes à créer leur propre microentreprise, à savoir l’ANSEJ et l’ANGEM qui n’arrivent pas à eux seuls à répondre à toutes les demandes qui ne font qu’augmenter de jour en jour. Et si la lenteur administrative dissuade des fois, les plus tenaces, reste que la réticence des organismes financiers constitue le plus grand handicap dans de tels cas. Les appréhensions des banques sont motivées souvent par les choix des projets qui ne sont pas toujours judicieux de part leur vulnérabilité face à la concurrence et autres aléas d’un environnement économique et social des plus instables. Pour les diplômés, universitaires notamment, et ils sont nombreux, cette situation est encore plus difficile à accepter. Ce que nous explique l’un d’eux, “un diplôme, universitaire soit-il, n’est plus le sésame d’antan qui vous ouvrait grandes les portes de l’emploi, je peine depuis 3 ans pour dénicher un poste sans que mes efforts n’aboutissent, je suis inscrit depuis 28 mois à l’ANEM (agence nationale de l’emploi) et j’attend encore”. Et à propos des contrats de préemploi, il ajoute : “Dans mon cas, et faute de mieux, toute occasion est à saisir, mais il n’est pas évident déjà de trouver une réelle opportunité et à partir de là, c’est une toute autre histoire”. Ainsi donc, les jeunes de la région n’échappent pas à la règle. Et pour éviter de sombrer dans la délinquance et autres fléaux sociaux, ils acceptent les petits boulots au noir et vivent ainsi leur condition amère au jour le jour dans l’attente sans doute d’un lendemain meilleur que nul n’a l’air de pouvoir assurer.

Kamel Oubellil

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