Houari Kaza, réalisateur, compositeur, chanteur et artiste ne cesse de percer dans la chanson rai. Il vient d’éditer son cinquième album. Cette fois-ci, il revient avec un opus entièrement dédié à l’amour. Comme titre, cet artiste choisira de plaquer sur sa maquette un titre des plus révélateurs. « Khaber âdjel » ou encore « urgent » couvre la maquette de ce CD de treize chansons. « C’est purement de l’amour. Il n’y a rien d’urgent. C’est tout juste une alerte », nous lancera-t-il alors qu’il distribuait son poster aux disquaires de la localité de Draâ El-Mizan. De fil en aiguille, il nous présentera une à une ses plus belles chansons d’amour. Celle qui prend une autre place importante dans le produit est « Anti hya houbi » (C’est toi mon amour). Kaza ne put nous fredonner qu’un quatrain de cette deuxième chanson qui, nous dira-t-il, lui avait pris beaucoup de temps pour la composer. « Tout l’album n’est pas arrivé d’un seul jet. Je connais bien les sensibilités de nos jeunes. Des paroles douces comme celles de toutes les chansons d’ailleurs ne font qu’enflammer le cœur de ceux qui cherchent l’âme sœur », enchaînera-t-il avec un sourire aux lèvres qui en dit long. L’enfant de Tachentirth, un lieu mythique sur les hauteurs de la ville, égrènera un à un les autres titres. Il s’agit entre autres de bonne année, kifach qalbak âttak, ya samira, hadri ou gouli, mouhal âmri nensek, rak fi hasla, ya qattel erruh. D’ailleurs, pour cette dernière, Houari nous confiera que c’est un hommage à une personne décédée en mer alors qu’elle tentait de fuir le pays en raison d’une mal-vie sans nom. « C’est un peu politique. C’est ma façon de voir ce phénomène tout à fait nouveau chez nous. Des jeunes à la fleur d’âge qui périssent en mer au vu et au su de tout le monde », regrettera-t-il. C’est toujours avec une voix vive et éclatante que livre l’artiste à ses fans et au public en général, amoureux de ce style de musique, les titres de cet opus. Durant toute notre conservation, Houari, égal à lui même, s’exprimera sur son choix pour la langue arabe et la musique rai. « Je n’ai aucun complexe à chanter en arabe. Au contraire, je réponds à une forte demande du public qui n’avait comme modèles que les cheikhs d’ailleurs. Je peux les chanter en kabyle, mais cela ne me convient pas. Ce n’est pas mon genre. D’ailleurs, l’idée de les traduire en kabyle me tient toujours à cœur. C’est juste une question de temps. Sinon, je l’aurais déjà fait. Actuellement, nous sommes aussi avec M. Belaidi Mourad, le président de l’association Assirem sur un sketch ‘La confiance’ dont je suis le réalisateur et lui le scénariste. C’est pour vous dire que beaucoup de temps me manque. Mais, je promets à mon public que mes albums seront traduits en tamazight dès que l’occasion me tombe entre les mains », conclura notre chanteur. Concernant ce produit édité par Dalton Music, il a commencé déjà à gagner de plus en plus d’espace sur la scène artistique d’autant plus qu’il est déjà distribué dans plusieurs wilayas du pays. « Khaber âdjel », un produit conçu avec des moyens sophistiqués, gagne déjà du terrain surtout qu’il est édité à la veille des grandes vacances et des fêtes familiales. Houari Kaza, l’idole des jeunes de son âge, n’a fait que rééditer ses exploits musicaux et répondre à ses fans tout comme ses précédents albums qui ont connu un succès et une franche réussi.
Amar Ouramdane

