Pour le cinquante-troisième anniversaire du recouvrement de l’indépendance nationale, tombant cette année encore en plein mois de Ramadhan, la daïra de Tizi-Gheniff n’a prévu aucun programme de festivités si ce n’est les traditionnels dépôts de gerbes de fleurs aux différents carrés des martyrs. Au chef-lieu de la daïra, les autorités locales, à leur tête M. Ahmed Mekki, chef de daïra, accompagné de MM. Saïd Mansour, Ali Hanafi et Tahar chaouchi, respectivement président de l’APC, président de l’organisation des Moudjahidine et président de la section des enfants de chouhada, ainsi que de nombreux membre de la famille révolutionnaire, ont observé une minute de silence et déposé des gerbes de fleurs au niveau du carré des martyrs situé en face du siège de l’APC. Ensuite, dans un long cortège, les présents se sont déplacés jusqu’au cimetière des chouhadas d’Adila puis au mémorial érigé à la mémoire du chahid le colonel Ali Mellah dit «Si Chérif», effectuant à chaque fois le même cérémonial.
Il est à souligner néanmoins que ni le chef de la qasma du front de libération nationale (FLN) ni celui du FFS ni celui du RCD, pourtant élus à l’APC, n’ont daigné être présents.
«C’est vraiment regrettable que des partis qui ne cessent de dire, dans leurs discours, qu’ils œuvrent pour la sauvegarde de la mémoire nationale se dérobent à la commémoration d’une date aussi importante que le 5 juillet», nous confient quelques septuagénaires qui nous diront leurs appréhensions quant à l’absence d’une véritable relève de l’esprit de novembre. Nos interlocuteurs ne cacheront pas leurs regrets et leur nostalgie quant aux anciennes cérémonies des années soixante-dix et quatre-vingts où le secrétaire de la Kasma officiait en grand maître des cérémonies.
Essaid Mouas
