Une étrange maladie, qui sévit depuis un an, a sensiblement fragilisé les plantes d’ornement qui embellissent la ville de M’Chedallah. elle cause notamment des ravages aux arbustes de l’espèce « Acacias » plantés en alignement des deux côtés du boulevard central.
Ces arbres ornementaux dont l’âge varie entre dix à quinze ans tombent comme un château de cartes et dévoilent leurs souches complètement pourries. Sur les plus âgés ce sont d’abord, les branches principales qui se cassent comme du gaufre et chutent subitement par terre en un temps calme et sans vent, ensuite, au tour des troncs volumineux, creux et moisis, que ne retenait que la légère écorce qui finit par céder sous le poids des feuilles et des branches secondaires, sans faire, fort heureusement, de victimes parmi les piétons qui empruntent les trottoirs en passant sous ces arbres ou parmi les automobilistes usagers de ce boulevard central.
Mais, il n’en demeure pas moins, que le danger soit toujours omniprésent, d’où la nécessité absolue de procéder à la coupe des branches menaçantes pour réduire le poids et les risques de chutes. L’hiver passé un vent sous forme de cyclone, durant une nuit entière, a laissé sur son passage un décor apocalyptique, en renversant presque la moitié de cette espèce d’arbres. Voilà qu’une étrange maladie s’attaque et achève ceux restant.
Il convient de signaler sur un autre volet, que les centaines d’arbres de type «platanes» mis à terre, lors d’une opération de plantation, au mois de mars passé le long des accotements de la RN30 sur le tronçon de 07 Km entre Saharidj et la ville de M’Chedallah, action organisée par les élus de cette dernière municipalité en collaboration avec le mouvement associatif, ont tout pris et affichent un fulgurant processus de croisement, dont la majorité atteignent à l’heure actuelle 03m de hauteur.
Malheureusement, plusieurs dizaines de pieds de ces platanes sont morts, faute d’irrigation. La plupart de ceux restant commencent à se faner et devenir jaunâtre en perdent leurs feuilles, le manque d’eau et l’arrivée de la saison chaude aggravée par la terrible canicule de juillet ne fait qu’accélérer la déperdition de ces arbres plantés en grands fanfare. Plusieurs dizaines d’autres qui résistent encore à cet infernal climat, dont les températures oscillent entre 43° et 45°,; peuvent être sauvés, si l’on reprend immédiatement leur arrosage, comme cela se faisait au début. Tous les organismes étatiques dotés de camions citernes, tel que l’hydraulique, les travaux publics, la protection civile, le service des forets et enfin l’APC, peuvent contribuer à cette opération, il suffit que chacun d’eux dégage deux citernes par semaine, pour sauver ces arbres qui commençaient à embellir, agréablement les bordures de la RN30 et servir en plus de système naturel infaillible de consolidation pour réduire les éboulements et glissements de terrains, qui fragilisent et dégradent un peu plus cette route des plus stratégiques, à chaque retour de la saison hivernale, et ses violentes manifestations des éléments naturels.
C’est bien dommage de laisser mourir ces précieuses et plantes, qui sont utiles et rajoutent au décor paradisiaque de cette large route en lacet qui traverse en plein milieu la haute colline d’Achaivou, route qui relie Tizi-ouzou à Bouira, via le col de Tizi N’koulal très fréquentées par les estivants.
Oulaid Soualah

