Un impératif superbement ignoré

Partager

Les traditionnelles et indispensables opérations de désherbage qui débutent par le passé dès la fin du printemps, soit à partir du moment où s’enclenche le processus dessèchement des herbes, ont été carrément ignorées cette année. Dans la daïra de M’Chedallah, seule l’APC d’Ahnif a lancé une campagne du genre, en procédant à quelques opérations de nettoyage sur des terrains vagues à l’intérieur du périmètre urbain du chef-lieu de commune, en collaboration avec le mouvement associatif de cette municipalité.

Au niveau des autres communes, les terrains vagues ou espaces non exploités à l’intérieur des villes et villages ressemblent à de mini-savanes, avec de hautes herbes sauvages épineuses sous forme de tapis uni. Des lieux où toutes espèces de reptiles, insectes et autres moustiques y trouvent refuge en parallèle à des impuretés de tout genre accrochées par ces herbes rêches épineuses, notamment des cartons d’emballage et des sachets, achevant de donner à ces villes et grandes agglomérations le décor de cités semi-sauvages et abandonnées. Cela ajouté aux sérieux risques de départs d’incendies à cause de ces herbes sèches hautement inflammables, sur lesquelles les flammes progressent à une vitesse vertigineuse d’autant plus que ces terrains vagues sont étroitement ceinturés, de toutes parts, par des quartiers populeux.

Les opérations confiées à «Blanche Algérie» s’effectuent seulement sur les grands axes routiers, opérations menées là où l’on suspecte le passage d’un cortège officiel. Il fut une époque où même la société civile s’implique et contribue au nettoyage des allées ou espaces non occupés à l’intérieur des villes et villages. C’était la période où les effectifs et équipements de la Protection civile étaient insignifiants. Une période durant laquelle n’existaient pas encore ces chantiers de «Blanche Algérie» qui engloutissent des enveloppes faramineuses sans contrepartie remarquable.

Maintenant que dans chaque daïra est implantée au moins une unité de sapeurs pompiers, et que sont montés au minimum une dizaine de chantiers «Blanche Algérie» dans chaque commune, les citoyens ont progressivement délaissé ces actes de civisme bien que cette même société civile est à l’heure actuelle beaucoup plus organisée à travers le mouvement associatif au sein duquel figure des associations qui se targuent de l’environnement, de l’écologie, et qui portent des slogans accrocheurs, tels «Pour une ville propre», «Pour un environnement sain» ou enfin pour «L’amélioration du cadre de vie.»

O. S.

Partager