La RN 74, reliant la wilaya de Béjaïa à celle de Sétif, en passant par Seddouk et les contrées de Beni Ourtilane, ne cesse de subir des contrecoups, notamment sur le tronçon reliant Seddouk à Beni Maouche plus particulièrement les trois chemins jusqu’à Lokri, une distance d’environ 10 km. La dernière fois qu’elle a bénéficié d’un aménagement digne de ce nom remonte au début des années 80. Depuis, elle ne reçoit que des travaux de rafistolage qui ont rendu la chaussée saturée de rapiècements. Aujourd’hui, après que les pouvoirs publics aient décidé le réaménagement de l’ensemble des voies de communication du pays, fussent-elles de moindre importance, cette route, comme à l’accoutumée n’a bénéficié que des travaux de bricolage. Pis encore, après avoir été lancé, et seulement au bout de 10 jours de travaux, le projet a été abandonné à son triste sort. Ainsi, suite au défoncement de la chaussée, de l’étalage et compactage d’une couche de gravier, la chaussée est devenue plus dangereuse suite aux chutes de pluies qui ont engendré des cratères, des ravinements et des mares d’eau. A cela s’ajoute l’endommagement de plusieurs conduites d’eau potable, notamment celle alimentant le village Ighil N’djiber qui est déterré sur une longueur de plus de 400 m et abandonnée sur l’accotement à la merci des piétons et des roues de voitures. Les citoyens, lassés de prendre leur mal en patience, n’ont cessé d’alerter les autorités locales sur ces désagréments qui dépassent l’entendement, par voie de conséquence, ont demandé la reprise immédiate des travaux. Les responsables de la municipalité, n’ont pas trouvé mieux que de parer au plus pressé en envoyant la rétrochargeuse araser, maladroitement, les tas de gravier, provoquant des saillies. Au-delà du travail bâclé et du rétrécissement de la chaussée, ce caniveau constitue un danger au milieu d’agglomérations de plus de 1500 hab, pour les piétons comme pour les automobilistes. Pis encore, il a pris racines en dehors de l’agglomération, drainant, au moment des intempéries, des quantités importantes d’eaux pluviales qu’il déverse au centre ville, au milieu d’un quatre-chemins, mettant sérieusement en danger les habitations situées en contrebas et exposées au déferlement des eaux torrentielles. Cette situation a soulevé le courroux des citoyens qui ne sont pas restés indifférents en allant réclamer à qui de droit la reprise des travaux. « Nous avons demandé à qui de droit, et à cause du danger qu’il présente, la reprise dans les plus brefs délais des travaux de ce caniveau, avec cette fois, une dalle en béton », explique l’un des plaignants. Ceci étant, et avec 6 mois de retard, les travaux ont été repris par une autre entreprise qui a été dépêchée pour continuer la 2e phase restante à réaliser sur une longueur de 300 m. Après une journée de travail, celle-ci s’est éclipsée, laissant derrière elle une tranchée entamée et abandonnée à son sort. De telles situations font perdre à l’Etat des sommes d’argent colossales. Et le cas de Tibouamouchine reste l’exemple le plus édifiant. Pour en savoir plus, les représentants des pouvoirs publics doivent se déplacer sur les lieux afin de constater de visu, toute l’amertume de ces habitants et voyageurs laissés pour compte.
L. Beddar
