Ce tronçon de la RN15 représente un véritable danger pour les automobilistes. Il est situé juste à la sortie de la localité de Raffour, en ligne droite d’environ 800 mètres, entre cette ville et le pont qui enjambe Assif Wakour, terminé par un goulot à l’entrée du pont au beau milieu d’un virage très accentué. Un endroit où se produit une vraie hécatombe et où des vies humaines sont fauchées de manière régulière, comme en témoignent les débris de pare-brises, les morceaux de tôle froissée ou les joints des portières et fenêtres des véhicules qui jonchent le sol. En ces lieux, des parapets ou gardes fous en fer forgé de l’ouvrage (pont) défoncés des deux côtés et non réparés viennent aussi s’appuyer et s’ajouter comme preuves aux accidents survenus.
Le facteur aggravant est le fait qu’une route secondaire qui relie Zouzamen à Aherrach, deux localités à fortes concentrations démographiques périphériques de Raffour, traverse la RN15 en cet endroit exact, et elle est à moins de 50 mètres du pont, en plein virage où la visibilité est très réduite. Un authentique coupe-gorge et piège mortel qui surprend les usagers de ces deux routes. Le plus aberrant dans ce terrible cas, relaté pour ne pas dire le plus condamnable, est de constater que ce point noir n’est signalé par aucun panneau et n’est même pas aménagé par des ralentisseurs, pour préserver les vies humaines. Au moins 04 personnes sont mortes en ces lieux. La dernière victime, en date, est un jeune motocycliste, âgé de 26 ans, et originaire d’Ath Mansour.
Le jeune homme a été violement heurté par un véhicule poids lourd, la veille de l’Aïd aux environs de 23h. Le malheureux a rendu l’âme, lors de son évacuation vers le pavillon des urgences de l’hôpital de M’Chedallah. Le cas de ce tronçon de la mort a été évoqué à maintes reprises dans ces colonnes. Au même titre, des représentants du collectif de jeunes de Raffour ne cessent de tirer la sonnette d’alarme à chaque nouvel accident, mais peine perdue. Il n’y a pas de plus sourd que celui qui ne veut rien entendre ni de plus aveugle que celui qui ne veut pas voir, un adage qui convient le mieux à la situation. Un cas urgent sur lequel doivent se pencher, rapidement, les autorités au haut niveau, sachant que cette RN15 prolongée par la RN26 M’Chedallah-Béjaïa à partir de Chorfa, est l’un des plus importants axes routiers de l’Est du pays.
Ceci, parce que cet itinéraire dessert la station balnéaire des plus fréquentées par les estivants «Béjaïa» en l’occurrence et ses nombreux sites touristiques attrayants, ajouté au fait d’abriter l’un des plus importants ports commerciaux de transit et un aéroport. Ce qui donne une idée, concernant son important trafic que se partagent à parts égales, les véhicules touristiques, les semi-remorques et gros tonnages.
Oulaid Soualah
