Arraché après tant d’années d’attente et de multiples démarches, le projet d’alimentation en gaz de ville du village Ilyiten dans la commune de Saharidj risquerait de transformer la joie en désillusions eu égard au rythme des travaux entrepris jusque-là et qui est caractérisé par une lenteur inexpliquée. En effet, cet exploit qui allait véritablement mettre fin aux affres endurées par les villageois particulièrement en saison hivernale, se retrouve, hélas, à l’arrêt depuis près de quatre mois déjà.
A différents endroits, le réseau principal est arrivé à toucher partiellement certains quartiers alimentés à partir du réseau venant d’un village voisin. Quant à la seconde partie, soit celle située au bas du village, mitoyenne de l’usine hydro-électrique, le réseau principal est en difficultés. Un état de fait que les villageois regrettent amèrement et auquel ils ne trouvent pas d’explications, à même de pouvoir entreprendre des démarches auprès des services concernés.
Cela étant, et selon les propos de certains d’entre eux, le premier couac a pris effet lors du refus de l’entreprise en charge du projet d’alimenter les foyers enclavés, où le recours à la main d’œuvre traditionnelle est indispensable. Une situation que les citoyens ne veulent pas admettre et demandent à ce que le réseau atteigne toutes les habitations. Car, si la situation reste en l’état, beaucoup de villageois n’auront pas la chance de tirer profit de cet exploit, et ils prendront eux-mêmes en charge les frais du raccordement à partir de l’endroit fixé pour la pose des niches. Cette situation laisse donc les villageois sceptiques à espérer passer le prochain hiver au chaud surtout que leur localité ne dispose même pas d’un dépôt de vente de gaz de butane.
Par ailleurs, il y a lieu de souligner l’impact de cette situation sur la chaussée qui relie le village à Assif Asemmadh. Ce tronçon est devenu rétréci et difficilement accessible. Inutile pour les novices à la conduite de s’aventurier à y passer! Ce qui laisse, aujourd’hui, le village courir un risque de se voir un jour totalement isolé. Car, en sus de l’état lamentable de ce tronçon, l’ancienne route qui le relie au chef-lieu communal est en train de subir des détériorations à même de rendre l’accès très dangereux.
S. M

