Dans une déclaration placardée à la vue de la population et signée par les sections communales du MPA, FFS, RCD, PST et le mouvement associatif, le problème de la coopérative immobilière Gouraya a été, encore une fois, dénoncé.
Bien qu’il dure depuis plus de deux décennies, ce problème qui est lié à l’attribution, à la 5e région militaire, d’un lot de terrain sans l’avis de l’APC, constitue un point noir que les habitants de la station balnéaire d’Aokas veulent éclaircir. La genèse a été rapportée en préambule de la déclaration.
Il est rappelé qu’en janvier 1993, une commission de wilaya avait attribué un lot de 27 300 m² à la 5e région militaire sans l’aval de la mairie dont l’acte de propriété N° 1690/97 a été établi, en 1997, par un notaire, sur la base de l’arrêté N° 25/93 du 28/05/1993 portant sur l’avancement d’échelon d’un agent communal. Sic ! Pourtant, le conseil d’administration de l’agence foncière qui gérait, à l’époque, les terrains communaux, n’a pas pu se réunir pour établir le PV permettant la vente de cette parcelle de terrain en raison de l’absence de décision de transfert de propriété de l’APC vers l’agence foncière, est-il souligné dans la déclaration.
Bizarrement, constatent les signataires, un autre notaire établit le 29 septembre 2001 un acte de lotissement du même terrain mais sur une superficie de 279 800 m²,; soit dix fois plus. Un dossier de demande d’annulation de l’acte de vente serait, selon les signataires, en cours devant le tribunal administratif de Béjaïa. En conclusion, il est souligné que l’APC a établi une réquisition transmise à la police en date du 9 juillet de l’année en cours sous le N° 235/15 pour obliger «les indu-propriétaires» à arrêter les travaux suite à deux mises en demeure adressées, précédemment, par la mairie.
Dans leur lancée, les représentants de la population qui se sont réunis la semaine dernière au centre culturel de la localité ont tiré à boulets rouges sur les autorités locales qui ont fermé les yeux sur les constructions illicites, les attributions anarchiques dans le cadre du Calpiref, l’érection de gourbis en guise de boutiques saisonnières et de discothèques de fortune. Ils leur reprochent également de ne pas assurer la sécurité et le bien-être des autochtones et des touristes.
La circulation au centre-ville est très dense suite à des stationnements anarchiques et les espaces publics, tels que les espaces gazonnés, la brise de mer et les plages, sont pris d’assaut par des pseudo-touristes qui y passent la nuit à la belle étoile.
A. Gana

