Chantier de la pénétrante Bouira-Béjaïa – Les transporteurs en grève illimitée

Les transporteurs, activant pour le compte de l’entreprise chinoise CITIC-CRCC, sont revenus à la charge hier, en déclenchant une grève illimitée. Selon leur porte-parole, M. Sabri Aissat, ladite entreprise, à laquelle incombe la réalisation de la pénétrante Bouira-Béjaïa de l’autoroute Est-Ouest, imposerait son «diktat» en matière de prix à la livraison.

«Cette entreprise a rompu de manière unilatérale l’engagement, en matière de prix à la livraison, lequel a été fixé au mois d’avril dernier à 2400 DA/ livraison !», lâchera notre interlocuteur, avant de poursuivre, «Nous avons entamé des discussions avec les responsables de cette entreprise, dans le but de fixer un prix de chargement convenable, mais à notre grande stupéfaction, nous n’avons eu aucune considération. Cette entreprise utilise la politique du mépris à notre égard».

Ces transporteurs ravitaillent, faut-il le préciser, le chantier de la pénétrante Bouira-Béjaïa, en matériaux tels que le ciment, gravier et sable à partir de la carrière située au niveau de localité d’Assif Assamad. Toujours d’après M. Sabri, leur mouvement de grogne est motivé par le «désaccord profond» avec les gérants de l’entreprise qui leur ont proposé des payements de transport qu’ils considèrent «en deçà» de la valeur de leur peine et des normes aussi.

Ainsi, par cette journée de contestation, ils comptent interpeller la partie concernée pour qu’elle revoie la nature des prix proposés. En outre et selon notre interlocuteur, cette entreprise obligerait les camionneurs à transporter une surcharge de plus de 10 tonnes. «Dans nos documents, il est clairement mentionné que nous sommes limités à transporter 15 tonnes. Mais notre employeur, en plus de nous sous-payer, nous oblige à transporter jusqu’à 25 tonnes ! C’est très dangereux et risqué», a-t-il fait savoir. Du côté de CITIC-CRCC, leur numéro de téléphone demeurait constamment injoignable, durant la journée d’hier. Quoi qu’il en soit, cette grève, si elle venait à s’éterniser, pénaliserait encore davantage le projet de la pénétrante de Bejaïa, lequel a connu un énorme retard et autres arrêts.

R. B.