Anarchie aux arrêts de bus

Bousculades, conflits, manque d’organisation et non respect des horaires, tel est le scénario qu’on observe quotidiennement au niveau des arrêts de bus de Sidi-Aich, un scénario qui n’a pas encore connu son épilogue. Samedi, premier jour de la semaine, est devenu un calvaire pour les voyageurs. Une affluence très nombreuse occupe cet arrêt principal à destination de Béjaïa. Malheureusement, il est quasi impossible d’y arriver à l’heure (généralement à 8h) pour les travailleurs et les étudiants. Une anarchie totale est remarquée puisque les transporteurs, qui ont pour mission l’assurance des déplacements des voyageurs de la ville, ne respectent pas les horaires programmés pour le bon déroulement de ce transport très indispensable. Des scènes de violence et de dépassement se produisent régulièrement à la vue de tout le monde. Il s’agit d’un laisser-aller de la part des autorités concernées. Cela provoque de l’angoisse et des cas de nervosité inadmissibles du coté des voyageurs. Les responsabilités des auteurs des ces actes, commis d’une manière volontaire n’ont jamais été assumées. Aussi un débat ouvert, à l’écoute de tout le monde, ne serait pas de trop. D’ailleurs plusieurs actions de protestation en vue de mettre un terme à cette anarchie ont connu des fins houleuses. Le cas le plus spectaculaire a été observé à l’arrêt qui regroupe trois régions, en l’occurrence Ikédjane, Tifra et Tinebdar. Lieu archicomble à cause du stationnement des véhicules de transport, de commerce ou de remorques. Ici, l’encombrement a battu son plein ; parfois, on déplore même des accidents. L’absence des agents de l’ordre dans des lieux pareils et le manque d’une surveillance intensive ont, pratiquement, causé plus de mal que de bien, voire des conséquences fâcheuses.

Azedine Yamouni