Le centre de santé dans un piteux état

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Réalisé en 1986, le centre de santé implanté au chef-lieu de commune d’Ath Laqsar, à une trentaine de kilomètres au Sud-est du chef-lieu de la wilaya de Bouira et qui a depuis bénéficié de peu d’opérations d’entretien, offre à l’heure actuelle, un hideux décor indigne d’une institution de santé.

En effet, cette dernière qui reçoit toutes sortes de malades dont des nourrissons, des femmes enceintes et des personnes âgées, est dans un états des plus déplorables tant à l’extérieur qu’à l’intérieur; des façades non ravalées depuis des lustres, sales et délavées dont la couche de peinture n’est plus qu’un vieux souvenir, et un manque flagrant de nettoyage à l’intérieur des diverses salles où trainent des sachets, des papiers et autres saletés qui donnent le tournis et des sueurs froides. Ce centre est composé d’un cabinet de consultations en médecine générale, d’un autre de consultations spécialisées, d’un fauteuil dentaire, d’un service de protection enfantine et maternelle (PMI), d’une salle de soins et de 4 salles d’attente. «Ce lieu accueille en moyenne 200 malades quotidiennement», nous apprend une source proche de ce service, qui explique l’état de dégradation fort apparente de l’édifice en plus du manque d’opérations d’entretien à cause d’une remontée des eaux à partir des avaries qui surviennent fréquemment sur la conduite du raccordement de l’AEP réalisée sous les fondations. Nous apprenons aussi avec effarement que, l’effectif de ce centre de santé se réduit à 04 médecins généralistes, 02 dentistes, 01 psychologue et 03 aides-soignants pour faire face aux centaines de malades qui le prennent d’assaut chaque matin. Sur un autre volet, la même source nous affirmera, que les travaux lancés depuis plus d’une année sur le projet de la polyclinique au niveau du chef-lieu de commune, sont à l’arrêt depuis plus de 02 mois pour des raisons qu’elle ignore. Un projet des plus névralgiques qui ne serait pas livré de sitôt, sachant que le taux de réalisation n’excède guerre les 50%, un cas sur lequel doivent se pencher les gestionnaires de ce secteur pour relancer le chantier dans les meilleurs délais avec un renforcement en moyens humains et matériels. Il serait bénéfique sur plusieurs volets qu’en parallèle soient lancées des opérations de rénovations sur l’ancien centre de santé dont seuls les lots secondaires ont souffert de dégradations, son ossature et les murs porteurs ont résisté aux agressions climatiques et à l’usure et peut être récupéré pour servir de longues années encore en attendant que cette polyclinique, qui risque d’accuser du retard si rien n’est fait pour accélérer les travaux, soit livrée.

O.S.

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