Les dangers de la propagation des MTH (maladies à transmission hydrique) menacent près de 600 âmes de la cité du 5 juillet du chef-lieu de la commune d’El-Hachimia, à une vingtaine de kilomètres au Sud de la wilaya de Bouira. Le phénomène de l’accumulation des eaux usées dans les caves des immeubles, leur débordement aux alentours du quartier et les émanations pestilentielles qui s’en dégagent depuis plusieurs années ne semblent pas interpeler les autorités locales. Les résidents de ce quartier, dont la majorité sont des enseignants ou des fonctionnaires, ont à plusieurs reprises alerté les élus locaux sur la gravité de la situation, mais en vain. «On n’arrive pas à comprendre l’attitude des responsables locaux, tout le monde se dégage la responsabilité. Nous avions même proposé à l’APC de contribuer aux frais de la réhabilitation, mais aucune réponse de leur part n’est venue nous soulager. Nous souffrons le martyre !», commente l’un des résidents du quartier. D’après d’autres résidents, les eaux usées qui stagnent depuis plusieurs années au niveau des caves des immeubles, commencent déjà à s’infiltrer à l’intérieur même des appartements. Une autre marre d’eau pestilentielle s’est constitué près de l’immeuble «D» du quartier, ce qui pourra engendrer un risque de glissement de terrain, d’effondrement de la bâtisse ou de connexion avec le réseau d’alimentation en eau potable (AEP). Ainsi, les citoyens de ce quartier interpellent, une nouvelle fois, les autorités locales, afin de se pencher sérieusement sur cette situation, qui relève de la santé publique.
O. K.

