A moins de deux semaines de la rentrée scolaire, les intendants de l’éducation ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Le syndicat national des intendants de l’éducation, affilié à l’union générale des travailleurs de l’éducation (UGTA), a brandit la menace d’enclencher une grève de cinq jours à partir du 6 septembre prochain, premier jour de la rentrée scolaire. On peut dire que la prochaine rentrée scolaire sera entamée avec un lot d’actions de protestation, brandies d’ores et déjà par plusieurs syndicats autonomes activant dans le secteur de l’éducation, tandis que la première responsable du secteur tente de calmer les esprits, en invitant les partenaires sociaux à une série de rencontres à partir du 28 du mois en cours. Le secrétaire général de cet organisme syndical, M. Abdelwahid Boubaha fera savoir que son syndicat entend monter au créneau et radicaliser son mouvement de protestation, dans le cas où la tutelle ne prendra pas en charge ses doléances. «si la situation de ce corps éducatif ne connaitrait pas d’amélioration après l’entame de notre mouvement de grève prévu pour le premier jour de la rentrée scolaire, nous allons radicaliser notre action, et ça sera une grève de trois jours, reconductible chaque semaine», a affirmé le SG de ce syndicat. Aussi, ce personnel, indispensable dans la gestion des établissements scolaires, a décidé de déclencher plusieurs rassemblements de protestation devant les directions de l’Éducation et le siège du ministère de l’Éducation nationale. Le recours à ces actions de contestation intervient, selon la même source, afin d’exiger au ministère de l’Education nationale l’octroi aux intendants des indemnités d’expérience professionnelle et de la documentation. La mission des intendants ne se limite pas uniquement au volet administratif, mais concerne également l’aspect pédagogique et tout ce qui a trait aux moyens et finances. Ils ont aussi comme responsabilité de s’occuper des frais scolaires et de la situation financière des fonctionnaires. Il convient de rappeler en outre, qu’après la promulgation du décret exécutif 10-78 du 24 février 2010, instituant un régime indemnitaire au profit des personnels de l’éducation, cette corporation a été exclue du bénéfice des indemnités d’expérience professionnelle et de la documentation. Ce qui a provoqué le tollé chez les intendants de l’éducation nationale, qui veulent à tout prix faire valoir leurs revendications. Le syndicat national de ces derniers veut donc, à travers ces actions, exiger « les indemnités spécifiques, à savoir l’indemnité d’expérience professionnelle et de la documentation pédagogique d’autant plus qu’ils sont les seuls fonctionnaires de la fonction publique et de l’éducation nationale à être exclus de ces indemnités spécifiques ».
L. O. Challal
