C’est hier que s’est ouvert, à Tizi-Ouzou, le Salon national du bijou traditionnel. Regroupant pas moins de soixante-dix participants venus de vingt wilayas du pays, la manifestation s’étalera jusqu’au 30 août.
C’est la Place de l’Olivier, en face de l’ancienne gare routière du chef-lieu de Tizi-Ouzou, qui a été choisie pour abriter la troisième édition du Salon national du bijou traditionnel. L’ouverture a eu lieu dans la matinée, en présence du directeur de la chambre de l’artisanat et des métiers, du directeur du tourisme et un grand nombre d’invités. L’endroit, habituellement désert en cette saison de chaleur, a déjà commencé à attirer du monde, attiré par la vingtaine de chapiteaux dressés pour abriter les expositions des participants. Selon le représentant du directeur de la chambre de l’artisanat et des métiers de Tizi-Ouzou, Saâdi Aït Zerouk, soixante-dix artisans du bijou traditionnel prennent part à cette manifestation. Ils sont venus de Tizi-Ouzou mais aussi d’autres wilayas du pays réputées pour leur savoir-faire dans la fabrication des bijoux traditionnels, avec l’argent comme matière première commune. Aït Zerouk citera l’exemple d’Aïn Témouchent, Batna, Boumerdès, Béjaïa, Oran, Tamanrasset, Adrar et Ilizi. Les organisateurs ont prévu en effet vingt wilayas participantes dont certaines sont déjà arrivées. Leurs représentants étaient d’ailleurs sur place, hier matin, prêts à accueillir les visiteurs. Leur principal objectif est de faire connaître les bijoux qu’ils confectionnent et de se constituer une clientèle. De leur côté les initiateurs voient en cette manifestation plusieurs autres avantages. En plus de faire connaître leurs œuvres, il s’agit pour Aït Zerouk de «donner à tous ces artisans l’occasion d’échanger leurs savoirs et booster par là même la créativité de chacun d’eux». Le contact entre les bijoutiers de la wilaya et des différentes autres régions du pays «permettra aussi de créer la concurrence entre eux», ajoutera-t-il. L’édition verra aussi la sélection par la commission nationale des meilleurs produits artisanaux qui participeront au concours national. L’an dernier, et pour rappel, Tizi-Ouzou à été classée en deuxième position de ce concours. A travers les stands, et côtoyant ceux des autres régions, le bijou traditionnel kabyle en argent est présent en force. De petites merveilles alliant tradition et innovation qu’on ne se lasse pas d’admirer, même si leurs prix en décourageraient plus d’un. L’argent a fini par concurrencer l’or. Saâdi Aït Zerouk rappellera à l’occasion que parmi les 3 383 artisans d’arts traditionnels, pas moins de 655 travaillent dans la création des bijoux. Et tout en soulignant que la localité d’Ath Yenni, pôle du métier, possède à elle seule quelque 200 artisans bijoutiers, l’assistant du directeur de la chambre de l’artisanat et des métiers affirme que d’autre régions sont en phase de se frayer un chemin prometteur dans le domaine. Il cite l’exemple de la localité de Fréha qu’il n’hésitera pas à qualifier elle aussi de futur pôle, vu l’importance de l’activité dans la commune et la créativité qui y prospère, dira-t-il. Les bijoux de la région sont présents dans le Salon qui s’étalera pour rappel jusqu’au 30 août prochain.
Tassadit. Ch.

