«La situation deviendrait intolérable»

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Elle comptabilise aujourd’hui 28 ans de service à la maternité de l’hôpital Mohamed Boudiaf, dont 27 ans en qualité de coordinatrice.

C’était au temps où une sage-femme n’avait besoin que d’un bac+3. Depuis, le secteur évoluant, la formation de sage-femme s’est rallongée de deux ans. Philosophe, la coordinatrice du service de maternité Mme Hadda Djilalli, considère son parcours que l’on peut qualifier de sans faute, car elle a gravi tous les échelons, même si le dernier qui lui a permis, après un concours passé en mai dernier, d’être inspectrice ne comptera pas vraiment car elle ne l’exercera pas, se contentant de celui qu’elle a déjà en l’occurrence celui de coordinatrice. C’est à l’improviste que nous tombons dans son service ce matin (hier ndlr). Et c’est tout aussi spontanément qu’elle nous a accordé l’entretien que nous avons sollicité. Deux motifs y avaient dirigé nos pas : il s’agit de l’ouverture en avril ou mai du bloc opératoire, objet d’un grand lifting qui lui permet aujourd’hui de fonctionner de façon moderne et optimale, et le ralentissement démographique que connait la wilaya de Bouira et que les statistiques de la santé ne contredisaient pas jusqu’en 2014. Pourrions-nous prendre la mesure de la dynamique démographique à la source, c’est-à-dire là où viennent les naissances ? Pendant que nous entamons cet entretien avec Mme Hadda Djillali, trois sages-femmes au moins entrent dans le bureau pour diverses raisons. L’une d’elle, Latifa, nous a confié qu’elle a aidé une jeune maman à mettre au monde un garçon, tandis qu’au service néo-nat, comme on dit, la parturiente Siham a été sauvée d’un cas d’accouchement difficile.

Aziz Bey

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