Comme une naissance désirée et très attendue, enfin, la cantine du lycée « Ouarzeddine Achour » de Tizi-Gheniff a enfin ouvert ses portes pour quelques 350 élèves qui vont bénéficier de la demi-pension. C’est donc, en grande pompe et en organisant une véritable grande « waâda » avec comme le veut la tradition, un couscous royal, pour remercier avant tout Dieu, et pour les citoyens de la localité, rendre grâce à leur saint protecteur « Sidi Hayoune » que le restaurant scolaire fut inauguré à l’heure du déjeuner de ce lundi. Il est vrai que pour faire aboutir ce projet, il a fallu aux différents responsables qui se sont succédés et surtout à l’Association des parents d’élèves de harceler constamment les pouvoir publics. En effet, si le choix du terrain ou la construction du bâtiment n’ont pas posé de problème déjà à la moitié des années 80, il a fallu attendre 2003 pour voir l’installation d’un transformateur électrique par Sonelgaz et 2004 pour alimenter en gaz naturel l’établissement. « Après que ces deux plus grands problèmes eussent été réglés, tout fut possible car la dotation en matériel était prête, donc, après avoir reçu l’arrêté de création, nous avons enfin concrétisé ce projet dont bénéficieront les élèves actuels et futurs, mais pour les anciens, il est tout à fait sûr que ce sera pour leurs enfants », nous confie le proviseur de cet établissement de l’enseignement secondaire, en l’occurrence M. Ahcène Mellaz qui pour ce jour d’ouverture joue le rôle de maître de cérémonie en accueillant chacun des invités. Par ailleurs, les membres de l’Association des parents d’élèves présents n’ont pas manqué à l’instar des élèves de manifester leur joie, car comme ils déclarent, « ils auront d’autre projets à réaliser plutôt que de courir çà et là pour la demi-pension ». Quant aux parents dont les enfants sont admis à se restaurer à midi, il n’est pas nécessaire de leur demander leurs impressions, tant le lourd fardeau qui pesait sur leurs maigres épaules s’est envolé. « Bien sûr que je suis très content et comment ? », nous dit ce citoyen de la commune de M’Kira qui a deux enfants scolarisés. « Mes enfants viennent de 15 kilomètres d’ici, avant d’atteindre un bus ou un fourgon, ils sont obligés de parcourir trois kilomètres à pied, puis débourser 80 dinars pour le transport quotidiennement, alors pour la nourriture ils devaient se contenter d’une baguette de pain et d’une portion de fromage car je ne peux pas leur offrir ne serait-ce qu’un plat nature à 70 dinars, mais maintenant Hamdoulillah, je suis tranquille » nous confie encore notre interlocuteur. Pour le tri des élèves devant bénéficier de la demi-pension, un travail minutieux a été entrepris par le proviseur de ce lycée en collaboration avec le bureau de l’association des parents d’élèves. « Nous avons examiné toutes les demandes présentées par les élèves et nous avons d’abord privilégié ceux venant des hameaux les plus éloignés comme ceux de M’kira ou Ouled Itchir, le travail a été fait convenablement et avec 350 rationnaires, nous pensons que tout le monde sera satisfait » nous déclare pour sa part lee gestionnaire de ce lycée.
Essaid N’Ait Kaci
