Cantine scolaire attend cuisinier

l Pourtant, le ministre de l’Education nationale l’a toujours répété : « Les cantines scolaires doivent assurer des repas à nos enfants », seulement, force nous a été donnée de constater que de nombreux établissements en sont dépourvus. D’ailleurs, dans les zones rurales, les enfants souffrent beaucoup de la faim notamment en hiver quand ils se contentent d’un morceau de pain et d’un verre de limonade. A M’kira, au collège d’enseignement moyen base 3, les collégiens attendent l’inauguration de leur réfectoire. Contactée, une personne proche de l’école, nous a appris que cette dernière dispose d’une cantine équipée ; interrogée sur le retard accusé dans sa mise en service, notre source a rajouté que cela est dû à la non affectation d’un cuisinier. « On ne peut pas faire fonctionner un service tel que celui-ci, lorsqu’on n’a pas de personnel », a enchaîné notre interlocuteur. Effectivement, le problème de remplacement des agents partis à la retraite affecte plusieurs établissements. D’ailleurs, Il est attendu des services concernés d’organiser des concours pour recruter le personnel dans le cadre du filet social ; car, selon nos informations, les postes budgétaires existent. De nombreux collèges sont dans la même situation, par contre d’autres n’ont pas de réfectoires. Il y a tout de même lieu de signaler qu’au niveau des écoles primaires, ces services fonctionnent d’une part et que d’autre part, les élèves bénéficient gratuitement des repas. La commune de M’kira est l’une des communes où les bénéficiaires ont atteint un taux de 100%. A Tamdikt, le CEM attend le lancement des travaux de réalisation de la cantine inscrite pour ce collège. Au lycée Ouarzedine Achour, le directeur a finalement inauguré le réfectoire. en présence de personnes du secteur ainsi que des autorités locales invitées à la réception d’ouverture. Aussi bien les parents que leurs enfants ont apprécié les efforts fournis par M. Hacene Mellaz pour mettre en service ce réfectoire tant attendu. « Nous remercions le directeur d’avoit pensé à nous. C’est fini pour nous les repas froids », nous a déclaré un élève de 1ère AS, bénéficiaire de la demi-pension. La réforme du système éducatif passe aussi par la prise en charge de ces potaches surtout sur le plan nutritionnel, surtout lorsque l’on connaît la situation sociale que traversent nos enfants.

Amar Ouramdane