La crise perdure

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L’administration rectorale a mis en demeure, jeudi dernier, une vingtaine d’enseignants contestant la décision de la délocalisation de la faculté des sciences exactes. «Ils n’ont pas le droit de nous mettre en demeure vu que nous sommes en période de préavis de grève ; cet acte est une violation de la loi n° 90-02, article 33 section 4 relative à la prévention et au règlement des conflits collectifs de travail et à l’exercice du droit de la grève, qui stipule qu’on ne peut pas mettre en demeure un fonctionnaire sous préavis de grève ni le remplacer», déclarent les enseignants de la FSE. En outre, près de 1 500 étudiants de ladite faculté ont organisé avant-hier matin, au sein du campus de Targua Ouzemmour, une assemblée générale pour discuter des démarches à prendre quant à la décision de la délocalisation de leur faculté vers le campus universitaire d’Amizour. Au terme de cette assemblée, les étudiants ont opté pour des actions radicales face à la sourde oreille du staff directionnel. «Le campus d’Amizour n’est pas construit pour nous et ne répond pas aux aspirations et aux besoins de notre faculté. Il est impossible de délocaliser les 6 labos de recherche, une unité de recherche, un plateau technique, un centre de calcul intensif, les labos pédagogiques, l’encadrement de plus de 400 doctorants, la proximité et la complémentarité avec la faculté de technologie», déclarera un membre du comité autonome des étudiants de la faculté des sciences exactes. En outre, les enseignants grévistes ont dénoncé le blocus total de toute activité des comités scientifiques des départements et celle du conseil scientifique de la faculté. Toutes les réinscriptions d’étudiants de graduations, toutes les inscriptions et réinscriptions d’étudiants de poste-graduations, les stages, les habilitations sont bloquées. Concernant la gestion financière de la faculté tous les engagements et tous les mandats de payements sont bloqués. «La décision inique du recteur a bloqué complètement le fonctionnement de la faculté», dénonce-t-on. Ainsi, le bras de fer entre les contestataires et l’administration universitaire continue et l’année universitaires 2015/2016 démarre mal pour les étudiants et enseignants de la FSE de l’université A. Mira de Béjaïa. À quand le bout du tunnel ?

A. M.

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