Poursuivant sa campagne de sensibilisation et de prévention contre les accidents routiers, l’association nationale El Baraka de soutien aux personnes handicapées, se rendra aujourd’hui mardi dans la commune d’Agouni Gueghrane, relevant de la wilaya de Tizi-Ouzou. « Notre action se concentre sur les écoles, depuis le coup d’envoi de la rentrée scolaire », tient à souligner la présidente de cette association, Mme Flora. Notre programme comprend, pour ce mardi, des journées d’information sur les drames de la circulation automobile dans les établissements scolaires du chef-lieu communal cité d’Aït El Kaid, d’Azourène, de Taghza 1 et 2 et d’Imzizoune, ajoutera-t-elle. Les membres de cette corporation humanitaire, à leur tête cette dame, y animeront des journées portes-ouvertes pour initier les écoliers au code de la route, et leur montrer surtout comment se prémunir des accidents de la circulation.
Ce sera un remake de l’activité organisée dans la matinée d’avant-hier, dimanche, au niveau de l’école primaire Ali Hamdane du centre ville de Boumerdès. Mais ladite association siégeant au centre urbain de Aïn Taya, ne se lasse jamais, loin s’en faut, de lutter contre ce fléau. Sa présidente, activant depuis plus d’une quinzaine d’années en étroite coordination avec les pouvoirs publics, escompte, tout au moins, à travers son engagement constant, la diminution du nombre de victimes de l’insécurité routière. « La plupart des membres de notre association sont eux-mêmes victimes de l’hécatombe routière dont le nombre de décès au niveau national est chaque année de l’ordre de 4 000, en plus de milliers de blessés, lesquels deviennent handicapés », notera-t-elle, en relevant avec amertume le lourd coût financier que constitue, depuis quelques années, cette principale cause de mortalité en Algérie. Ayant limité son action au niveau communal, entre 1999 et 2002, avant de l’étendre sur tout le territoire national, l’association El Baraka insiste sur les conséquences de ces accidents routiers, notamment les différents handicaps. Une règle simple, comme celle du respect des feux de signalisation, impérativement inculqué aux petits comme aux adultes, permet de s’en prémunir.
El Baraka se distingue aussi par le soutien qu’elle assure à ces handicapés moteurs, en facilitant leur insertion au sein des services locaux de l’action sociale. C’est avec cet état d’esprit qu’elle organisera encore ces journées de sensibilisation et de prévention le 14 novembre prochain à Sétif, et ce, en commémoration de la Journée mondiale sur la sécurité routière. Mais son premier souci est d’inculquer aux enfants ces règles salvatrices, dans ce domaine précis, car « l’enfant d’aujourd’hui est le conducteur de demain », a-t-elle professé en précisant que son association espère l’introduction de la sécurité routière comme matière dans le cursus scolaire.
Salim Haddou
