Suite aux fortes pluies qui se sont abattues sur presque tout le territoire national, la semaine précédente, la grande rivière d’Ikedjane qui traverse le village d’Ait Achour a débordé. Des vagues d’eaux d’une forte puissance ont détruit tous les biens de ce petit village et ont détérioré toutes les routes qui mènent aux villages limitrophes. Ces derniers souffrent d’un isolement alarmant. La situation à Ait Achour est devenue insupportable et insurmontable. Des maisons construites au bord de cette rivière sont menacées de démolition. Certaines sont déjà fissurées. Des ordures entraînées par la force des ces eaux se retrouvent au niveau des portes des habitations de ce village. En plus de ça, des parcelles des terrains environnants ont connu une situation de glissement dangereux qui, de plus en plus, avancent vers la route principale reliant tous les villages de la région. Des terrains de grandes surfaces ont glissé vers la rivière provoquant des perturbations sur les chemins qui assurent la liaison entre ce village et ses alentours et la boue « accable » toute la superficie des lieux endommagés. Dans le même contexte, comme première conséquence fâcheuse, une mauvaise odeur se dégage de cette rivière. Encore une fois, on tient à dénoncer la pollution qui commence à se propager ailleurs. Les habitants d’Ait Achour montent au créneau, suite à la situation inquiétante qu’ils endurent. Une angoisse perceptible s’est emparé de leurs esprits. Ces derniers ont alerté les services concernés de l’APC qui ne se sont pas encore déplacés sur les lieux pour résoudre ce phénomène alarmant. « C’est une situation inquiétante et désastreuse qu’on vient de vivre, surtout lorsqu’on dit que la saison hivernale n’est pas encore achevée. « , martèlent les familles qui habitent à côté de cette rivière. Répondant à nos questions sur l’intervention nécessaire des services de l’APC, le chef du village a dit : « Nous avons alerté les autorités locales auparavant afin de mettre fin à ce phénomène, car nous ne possédons pas les moyens adéquats ». Dans l’attente d’une intervention très urgente de la part des services de la municipalité pour un soulagement entier et une pleine aisance, les villageois d’Ait Achour font, par leur propres moyens, le maximum pour éviter la catastrophe.
Azedine Yamouni
