Depuis que le ciel s’est éclairci et que le temps printanier a donné des signes de stabilité et de persistance, la rivière appelée Oued Belham, et qui se situe entre la commune de Bouira et celle de Haïzer, est devenue « la proie des laveurs de voitures ». En effet les usagers de la route qui traversent cet oued, verront non loin, plusieurs véhicules les roues dans l’eau et leurs propriétaires, usant de détergents et autres chiffons et éponges,en train de laver chacun le sien, en toute impunité, au vu et au su de tous, sans gêne aucune. Pourtant, il y a bien des textes de loi qui interdisent des pratiques aussi illégales que nuisibles car, en usant de la sorte, c’est tout bonnement une espèce de pollution dont « ces laveurs de voitures » se rendent coupables. D’ailleurs, bien des fois, l’eau de cet oued devient colorée à force de recevoir ces produits de lavage. Ceci n’est certainement pas sans provoquer des conséquences néfastes sur l’environnement qu’on tente, à chaque occasion, de défendre à coups de slogans et de banderoles. Les autorités de la région ne devraient-ils pas s’inquiéter du sort de ce don de la nature qui constitue une source de vie ? Ces mêmes autorités passent et repassent par la voie d’où le spectacle n’échappe à personne. Alors Khelli tekhla ?Cette passivité « complice » n’est pas pour remercier la nature pour tout ce qu’elle donne ni pour régler le problème d’une manière efficace et définitive. Pourtant, une simple descente sur les lieux et des sanctions pécuniaires conséquentes feront réfléchir deux fois tous ceux qui veulent embellir leurs voitures au détriment de la nature.
B. Mechoub
