Décharge balnéaire

Cette situation est censée être gérée par l’APC qui était tenue de localiser un site approprié et l’aménager en tant que tel afin d’éviter de faire d’une plage de la côte émeraude un dépotoir d’ordures. Car, il faut le dire, tous les détritus sont déversés à même la plage qui était réservée à l’origine au bien-être des estivants et non à leur pollution. Dans le but de régler le problème de cette commune et de celles avoisinantes, à savoir Tizi n’Berber, Tichy et Boukhelifa, le wali de Béjaïa avait dépêché une commission mixte en mars 2003, composée des représentants des deux dairate, des quatre APC, de la conservation des forêts, de la santé, de l’environnement, des services agricoles, de la Protection civile et de l’hydraulique, afin d’étudier les proposition des sites devant servir d’assiette d’implantation d’une décharge intercommunale. Un site à Aokas, un à Tichy et un autre à Boukhelifa ont été visités par la dite commission qui après identification des terrains naturellement et juridiquement, avait émis un avis favorable au site de l’ancienne décharge située à Aguemoune dans la commune de Tichy, seul terrain qui globalement, répondait aux normes. Un collectif de huit associations de quartiers de la commune de Tichy s’y opposa, une quinzaine de jours après, par une mise en garde adressée au directeur de l’environnement avec copies au wali et autorités concernées des deux dairate dans laquelle il rappelle l’atteinte à la santé de la population des villages riverains. Pour le 1er adjoint à l’APC d’Aokas, le mouvement associatif n’est pas fait pour bloquer uniquement, il doit aider les autorités à trouver une issue aux problèmes courants liés à la collectivité. Pour le cas de la décharge, les pouvoirs publics ont fait leur travail, notamment le wali qui a dépêché une commission qui a surtout respecté les normes environnementales, à savoir les distances devant séparer la décharge des habitations et du littoral. Il lance un appel aux citoyens, au mouvement associatif et surtout aux écologistes d’aider l’APC à trouver un site pour l’implantation de la décharge qui sera sophistiquée et entièrement financée par la wilaya d’autant plus que la nouvelle technologie impose des bacs d’enfouissement au lieu de l’incinération afin d’éviter les mauvaises odeurs sinon, en dernier recours, l’APC sera astreinte à arrêter la collecte des ordures ménagères. Cette guéguerre entre les associations et les autorités n’arrangent en rien le citoyen d’Aokas qui endure, malgré lui cette situation et assiste passivement à la pollution de sa chère plage qui était sa fierté, il a y quelques années de cela. Ou va-t-on comme ça ?

A. G.