Selon le porte-parole de l’UGCAA – «Il faut doter le marché de 50 millions de pièces de monnaie»

L’union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) a appelé hier, la banque centrale à mettre en place au moins 50 millions de pièces de monnaie, durant le début de l’année prochaine, pour faciliter l’exercice des activités commerciales. «Plus de 200. 000 commerçants font face quotidiennement à la pénurie de monnaie qui empêche l’exercice de leurs activités commerciales», a affirmé hier, le porte-parole de l’UGCAA, lors d’une conférence de presse organisée au siège de sa formation syndicale, à Alger, sur le thème : «le marché du détail et le manque de pièce de monnaie». Même si la banque centrale a doté le marché durant l’année passée de 150 millions de pièces de monnaie, cela n’a pas mis fin à cette problématique, a indiqué M. Boulenouar. Selon lui, les commerçants du détail au niveau de toutes les wilayas subissent des pertes énormes à cause de cette pénurie. Face à cet état de fait, le porte-parole de l’UGCAA a mis l’accent sur la nécessité de doter davantage les agences bancaires de pièces de monnaie, notamment de 5, 10, 50, voire même de 500 Da pour mettre un terme à ce phénomène. «On appelle la banque centrale à doter le marché de 50 millions de pièces de monnaie, à partir du mois de janvier prochain», a plaidé M. Boulenouar. Par ailleurs, le conférencier a évoqué l’éradication du marché informel de Boumaati dans la commune d’El Harrach à Alger, en saluant cette initiative, qui doit être selon lui généralisée pour toucher tous les points de vente informelle. Le même responsable a mis l’accent sur la nécessité d’encourager les commerçants informels à aller vers les activités commerciales légales, à travers, notamment la mise en place des marchés de proximité. «On ne peut pas éradiquer le commerce informel, sans attaquer les causes réelles de ce phénomène», a-t-il martelé avant d’ajouter qu’«il faut mettre en place 1 000 marchés de proximité». S’agissant du dernier rapport de l’organisation mondiale de la santé (OMC) qui stipule que les viandes industrielles sont cancérigènes, M. Boulenouar a appelé le ministère de la Santé à prendre des procédures là-dessus. «L’UGCAA est prête à organiser des campagnes de sensibilisation dans le but de stopper la commercialisation des produits alimentaires qui sont nuisibles à la santé des citoyens», a-t-il assuré.

Samira Saïdj