Au lancement du projet d’élargissement vers Ath Kouffi et Ighzer N’Chevel, la population s’est sentie soulagée. Mais par pour longtemps. Parce que les travaux sont à l’arrêt depuis plus de deux semaines.
L’entrepreneur, » agressé » par un citoyen qui s’est opposé à lui prendre deux mètres de plus de son terrain, a arrêté le projet en attendant que la justice tranche au sujet de cette altercation. Néanmoins, ce sont plus de dix mille habitants qui se trouvent pénalisés par ce retard, d’autant plus que l’hiver est à nos portes. «Nous avons accepté toutes les contraintes qui nous ont été imposées au lendemain du lancement du projet», nous dira un habitant d’Ighzer N’Chevel. En effet, les habitants de ce village ont été poussés jusqu’à prendre une autre route à partir d’Ath Mendès leur causant aussi bien une perte d’argent que de temps. «Au moment où les engins étaient à pied d’œuvre, la route était coupée à la circulation. Nous manquons de tout. Nous ne trouvions même pas des transporteurs pour les matériaux de construction que nous achetions à Boghni. Il fallait faire des escales pour arriver au village. Vraiment, c’était une situation intenable. Quand même, nous avons tenu le coup parce que nous savions que ce projet était très utile pour des milliers de villageois que nous sommes», nous confiera un autre interlocuteur. Aujourd’hui, ces montagnards interpellent les autorités à relancer ce projet en leur faveur. «S’il y a problème quelque part, que les responsables lui trouvent la solution», ajoutera le deuxième interlocuteur. En tout cas, ce tronçon urge dans cette zone montagneuse quand on voit l’état dégradé de la route et aussi son rétrécissement dans plusieurs endroits. «Tous les comités de villages de l’aârch d’Ath Kouffi et les villages environnants attendent que les travaux reprennent le plus tôt possible afin d’en finir avec ce problème», nous dira une source proche du village Taguemount. Cela étant, il y a lieu de souligner que les retards accusés dans la réalisation de nombreux projets sur le territoire de la wilaya proviennent des oppositions des propriétaires terriens. Il faudrait que les associations et les comités de villages s’impliquent dans de tels litiges dans l’intérêt de la population comme il y a de cela des années quand ce sont les sages des villages qui dénouaient de telles situations sans recourir ni à l’administration ni encore moins à la justice.
A. O.
