Plus de 33 wilayas attendues

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Pour se donner un peu de couleur et chasser la morosité saisonnière, la wilaya de Bouira recevra les plus prestigieux pinceaux de plus de 30 wilayas, dans le cadre du Festival national des arts plastiques qui se tiendra du 1er au 3 novembre à la Maison de la culture Ali Zaamoum. Selon le directeur de la culture, 33 wilayas ont déjà répondu à son invitation, entre autres, Alger, Tizi-Ouzou, Blida, Boumerdès, Médéa, Béchar, Béjaïa, Oran, Bordj Bou Arreridj, Constantine. Mais aux yeux des officiels, ce rendez-vous pictural prend une importance plus capitale que de tempérer les froideurs d’un automne qui s’annonce plutôt rude. C’est de favoriser les échanges des connaissances et d’expériences entre les talents confirmés, de donner l’occasion aux jeunes peintres de s’affirmer pleinement et, enfin, de «sensibiliser» le public aux choses de l’art. C’est dans ce cadre que vient s’inscrire un programme d’activités qui accompagneront ce salon jusqu’à sa clôture mardi prochain. On y assistera à des conférences-débats, des tables rondes sur les différents courants et leurs principaux représentants, des exécutions de fresques, un concours de dessin etc. Il y aura aussi des projections de films sur différents thèmes, révolutionnaires notamment. À ce propos, il convient de signaler la projection, samedi, à la Maison de la culture, de ce long métrage de Ahmed Rachedi qui a pour titre : Krim Belkacem. Parmi ces activités artistiques, il convient de signaler dans la foulée les cours de langue amazighe dispensés à la Maison de la culture à raison de quatre heures par semaine. Ils débuteront dès mardi. «En une journée, nous avons pu inscrire 22 élèves», se réjouissait le directeur de la culture, qui soulignait ainsi l’engouement des jeunes pour cette langue et l’opportunité de l’initiative prise pour sa promotion. L’organisation de ce salon national des arts plastiques, dont c’est la troisième édition, montre au moins deux choses : la wilaya sait toujours rebondir culturellement malgré les passages à vides qu’elle traverse parfois. Elle en a les moyens et la volonté. Cela montre aussi qu’en dépit de la crise, les objectifs fixés pour le développement culturel de la wilaya demeurent inchangés. Quoi qu’il en soit, c’est par de telles manifestations que Bouira, devenue grâce à ses infrastructures routières un carrefour culturel incontournable, pourra jouer ce rôle primordial qu’on ne lui connaissait pas assez encore : rayonner par sa culture au-delà de ses frontières.

Aziz Bey

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