Les participants au semi-marathon d’Aïn El Hammam ont été accueillis, samedi dans la journée, à l’auberge de jeunes où ils devaient retirer leurs dossards. Sur les quelque huit cent trente athlètes engagés, les représentants de la ligue d’athlétisme de Tizi-Ouzou ont recensé 755 hommes dont 290 classés hors wilaya et 75 dames dont 17 hors wilaya également. Toujours dans la cadre des statistiques, on relève que 27 wilaya ont été représentées à ce premier marathon d’Aïn El Hammam, remporté par Agoune Khoutir de Béjaïa, un champion qui n’est plus à présenter tant il s’est distingué à plusieurs reprises par des titres de champion d’Algérie. Très discret sur son parcours sportif, nous ne l’avons découvert qu’à l’arrivée, remportant la course des dix-huit kilomètres huit cents, haut la main. La seconde place est revenue au Tiareti Moulay Slimane, alors que Laamèche L’Hadi de l’équipe nationale militaire s’est adjugé la troisième place. Concernant le classement des dames, la première place est revenue à notre championne de l’équipe nationale, Ait Athmane Sihem qui est venue de Béjaïa, suivie de Delimi Fatma Zohra de Bordj Bou Arreridj. Bekhetiar Tinhinane, quant à elle, s’est adjugé la troisième place. Sociétaire d’APT Thala Bouzrou (Makouda) qui a placé trois athlètes dans les huit premières places, Bekhetiar est championne d’Algérie de cross country lors de la saison 2014/2015. Parmi les centaines de coureurs qui ont participé au semi-marathon national d’Aïn El Hammam, nous avons décelé de nombreux autres grands champions en boxe, judo et autre, reconvertis dans l’athlétisme et qui, de par leur présence, font honneur à la région. Les nombreux sportifs que nous avons rencontrés nous ont confié qu’ils ne pouvaient pas résister à la tentation de connaître cette région dont ils ne cessent de faire l’éloge. «Nous joignons l’utile à l’agréable. Je découvre cette région en même temps que je m’adonne à mon sport favori que je pratique depuis 1950», nous confie Abdelkader Benguella, ce vieil algérois de 82 ans, coiffeur, toujours alerte, qui dit avoir eu l’honneur d’avoir coiffé Abane Ramdane. La seule ombre au tableau est l’insuffisance de participation de coureurs de Michelet. Ait Akli Nouara, étudiante, originaire du village d’Azrou, a sauvé l’honneur de la région. Elle a, en effet, émergé du lot, en remportant le troisième prix de la catégorie des «30/40 ans». Mais un arbre peut-il cacher la forêt ? On ne répètera jamais assez qu’on ne pourra pas produire de champions sans infrastructures sportives dont Aïn El Hammam ne dispose pas pour le moment.
A. O. T.
