Diagnostiquer avec précision les résultats des recherches

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Soutenue par les institutions universitaires d’outre mer sur la base d’un partenariat, la recherche scientifique s’imprègne de plus en plus d’une dynamique d’excellence à l’université M’hamed Bougara de Boumerdès.

Cette structure d’enseignement supérieur a organisé les 9 et 10 novembre derniers, le deuxième colloque international sur les matériaux et le développement durable. Le programme de cette rencontre scientifique, ayant eu lieu successivement lundi et mardi à l’ex INH et à la bibliothèque centrale de l’université M’hamed Bougara de Boumerdès, s’articule autour de la structure des matériaux et les différentes méthodes expérimentales de leur traitement.

Animées par d’éminents professeurs nationaux et étrangers, venus de France, du Maroc, de la Tunisie et du Cameroun, pas moins d’une trentaine de communications y ont été suivies par des étudiants des sciences technologiques, notamment ceux en post graduation.  »La programmation de cette multitude de thèmes répond aux exigences de nos universitaires en fin de cycle », tient à souligner le directeur de l’unité de recherche au niveau de l’université citée, M. Abdelbaki Benmounah. Il ajoutera que son instance a lancé au total 1 380 brevets de recherche, et ce, en partenariat avec des anciennes universités nationales et étrangères. Chose extrêmement importante, l’unité de recherche de l’UMBB, dont 13 autres identiques se trouvent dans certaines wilayas du pays, sera prochainement dotée d’un matériel moderne d’une valeur de 130 millions de DA. L’on cite surtout l’octroi d’un microscope électronique à balayage à double canons.  »C’est un appareil qui nous permettra de diagnostiquer avec précision les résultats des recherches », a-t-on tenu à préciser.

Les organisateurs noteront, dans cette optique, que cette manifestation scientifique n’est que le prolongement de celle d’il y a deux ans. On perpétue, en fait, la tradition universitaire de cette ville où de nombreux instituts supérieurs, principalement ceux de l’énergie et des mines, ont été créés juste après l’indépendance du pays. Et mise à part l’institut algérien du pétrole (IAP), toutes ces autres écoles y ont été regroupées en septembre 1998 pour former l’actuelle université baptisée M’hamed Bougara. Ces professeurs et autres étudiants-chercheurs auront bénéficié cette fois-ci encore, d’un échange de connaissances et d’expériences avec leurs homologues des pays étrangers, dans l’optique d’un développement économique durable basé sur l’exploitation rationnelle d’autres ressources hors hydrocarbures. Des investisseurs dans le domaine des matériaux y ont, d’ailleurs, assisté à ce colloque pour s’imprégner des résultats des travaux programmés.  »Les pouvoirs publics accordent une grande importance à un tel domaine de recherche, notamment dans cette conjoncture de chute du prix du baril de pétrole », avait expliqué l’un des intervenants au premier jour de cette rencontre scientifique.

Salim Haddou

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