Le conseil des lycées d’Algérie maintient son mouvement de grève d’une journée prévu pour le 18 du mois en cours, après la tentative vaine du ministère de l’Education nationale de convaincre ce syndicat de renoncer à son mouvement de protestation. Après le dépôt de son préavis de grève, la tutelle a invité le CLA à une rencontre, qui s’est terminée en queue de poisson. Ce mouvement de protestation sera suivi d’autres actions de contestation prévues pour le mois de décembre prochain. Dans un communiqué rendu public hier, le CLA a brandi la menace «d’aller vers la radicalisation des ces mouvements de protestation dans le cas où le ministère de l’Education nationale ne donne pas une suite à nos revendications». Le CLA a dressé un tableau peu reluisant sur la situation qui prévaut dans les établissements scolaires. «Surcharge des classes, manque d’encadrement pédagogique et administratif, violence en milieu scolaire, surcharge du volume horaire des enseignants, la contractualisation, non respect des décisions des conseils nationaux, absence des élèves, surcharge des matières pour les enseignants de gestion, économie et de l’enseignement technologique, retard dans le payement des heures supplémentaires», tels est le constat fait par le conseil des lycées d’Algérie dans son communiqué rendu public hier. Le CLA dénonce le fait que les conditions de travail et d’enseignement ne sont toujours pas réunies. Pour ce qui est de l’élaboration de la charte d’éthique et de déontologie qui vise à rétablir la stabilité dans le secteur de l’éducation, le syndicat qui refuse de ratifier cette charte, affirme que «la stabilité de l’école algérienne dépend du respect par le ministère de ses engagements envers les syndicats autonomes du secteur». Ce syndicat déplore le fait que plusieurs revendications soulevées ne sont pas encore prises en charge par le ministère de tutelle. Il s’agit notamment du maintien des systèmes des retraites, une retraite à 100% après 25 ans de service effectif, valorisation du point indiciaire par l’amélioration du pouvoir d’achat du fonctionnaire algérien, la concrétisation des engagements cosignés dans le PV du 07/03/2014, le règlement définitif du problème des enseignants suspendus arbitrairement, la réintégration du Secrétaire Général de Saïda à son poste de travail, après avoir été suspendu arbitrairement, l’intégration de tous les contractuels dans le secteur de l’éducation nationale et le paiement régulier de leurs salaires».
L. O. Challal
