Depuis presque deux ans, les autorités locales attendent l'achèvement de la réalisation d'une conduite principale afin de venir à bout de l'épineux problème d'eau potable dont souffrent notamment les villages alimentés par la chaîne dite de " Oued Bougdoura".
« L’ancienne conduite est entièrement vétuste et elle a subi de nombreuses réparations qu’elle ne peut plus acheminer l’eau jusqu’à la SR 2 au niveau d’Ighil Mouhou. Nous avons fait des mains et des pieds pour inscrire une conduite dans le cadre des PSD dont l’enveloppe s’élève à sept milliards de centimes. Mais, celle-ci confiée à une entreprise depuis deux ans, est toujours à la traîne. Du coup, les villages sont rarement alimentés à cause des fuites. Le premier village concerné à savoir Tachtiouine, n’a pas eu d’eau depuis 15 jours et les autres comme Hellil, Ath Attella ne sont pas desservis depuis un mois et demi. Vraiment, la situation est ingérable. Et puis, les comités de villages ne cessent de nous harceler », nous confiera un membre de l’exécutif communal. Une autre source proche de l’APC nous apprendra qu’actuellement sur cette conduite longue de quatre mille mètres linéaires, il ne reste qu’un tronçon de six cents mètres. Mais, ajoutera la même source, ce n’est pas avec des moyens insuffisants (trois ouvriers et une case) que ce projet sera livré dans quatre jours, comme il a été convenu dernièrement dans une réunion entre l’entreprise et les responsables de l’hydraulique. » En juillet 2015, il a été mentionné dans un PV que la conduite sera livrée au plus tard dans 20 jours. Nous leur avons accordé un délai de deux mois. Aujourd’hui, on peut dire que rien n’est fait depuis cette réunion après la levée de l’opposition par les villageois d’Ihidoussène. Au lieu de reprendre les travaux juste après, l’entreprise a attendu début septembre. Nous ne croyons pas que ce projet sera livré surtout que l’hiver est à nos portes. Dès le commencement des pluies, les engins ne pourront plus y avancer », soulignera dans son intervention la même source. Aussi bien le maire que les autres membres de l’exécutif semblent inquiétés par ce problème qui leur cause des désagréments, surtout lorsque les citoyens viennent fermer l’APC. Pour ce manque d’eau, le siège APC est fermé au moins une fois par semaine d’une part, et d’autre part les responsables locaux sont contraints d’alimenter toutes les écoles primaires de ce versant avec des camions-citernes. » Cela nous endure notre quotidien. Au lieu de s’occuper du développement et d’autres problèmes, on gère uniquement la distribution du peu d’eau qui arrive dans les réservoirs », conclura le membre de l’exécutif.
Amar Ouramdane

