Suite à une prise de bec entre le proviseur et une enseignante, les professeurs du lycée Nasreddine M’chedalli de M’Chedallah, ont déclenché une grève depuis le début de la semaine écoulée, après avoir lancé un ultimatum à ce directeur des études l’invitant à présenter ses excuses à l’enseignante dans la salle des professeurs et devant tout le monde. Chose que refusa ce dernier, jugeant que l’incident a été clos après un règlement de l’incident à l’amiable entre lui et l’enseignante en question, chose qui a abouti à un bras de fer entre les deux parties après que les tentatives de médiation du directeur de l’établissement échouèrent, et qui s’est résulté par le déclenchement d’une grève illimitée de la majorité du corps enseignant qui est passé à une vitesse supérieure, en exigeant carrément le départ du proviseur cela en annexant à leur mouvement de grève d’autres revendications d’ordre professionnel et organisationnel comme stipulé dans plusieurs rapports transmis à la tutelle sous couvert de la direction de l’établissement qui n’ont reçu aucune suite à ce jour, selon un comité des représentants des enseignants que nous avions rencontré ce mercredi après-midi, qui ont affiché leur ferme détermination à maintenir leur mouvement de grève jusqu’à satisfaction de leur revendications, d’autant plus qu’ils affirment qu’après une semaine entière de grève, ni la tutelle ni encore moins une quelconque autorité ne s’est manifesté pour s’enquérir de la situation, ce qu’ils qualifient de mépris à leur égard d’où cette décision du maintien d’une grève illimitée. Le directeur de l’établissement était absent lors de notre passage au niveau de ce lycée. Nous n’avions pas pu recueillir sa version des faits, toujours est-il que cette grève pénalisante pour les élèves, risque de se prolonger dans le cas où l’on continue à faire la sourde oreille, jusqu’aux parents qui «ne se sont pas manifestés pour tenter de désamorcer la situation dans un lycée qui frôle les 800 élèves», se désolent plusieurs enseignants qui appréhendent un éventuel pourrissement et une radicalisation de ce mouvement de grève qui risque de faire boule de neige par effet d’entrainement dans cette région réputée frondeuse.
Oulaid Soualah
