Les adjoints de l’éducation nationale reviennent à la charge. En effet, ils appellent à une grève pour le 1er décembre prochain, suivie d’un rassemblement de protestation devant les directions de l’éducation au niveau national. A l’issue de l’assemblée générale des commissions des wilayas qu’a tenue la commission nationale des adjoints de l’éducation, avant-hier à Alger, ces derniers ont dénoncé «la marginalisation» et la «discrimination» exercée par la tutelle à l’égard de cette tranche de travailleurs. «Le gouvernement n’a pas assumé son engagement concernant la suppression des postes en voie de distinction. En effet, les adjoints de l’éducation n’ont pas bénéficié de l’avantage de l’expérience professionnelle, ni des nouveaux postes qui ont été mis en place», a martelé ledit comité affilié au syndicat national des personnels de l’éducation et de la formation (UNPEF). Face à cet état de fait, ce dernier a décidé de recourir à la protestation pour faire aboutir ses revendications. «Notre syndicat a décidé d’observer une journée de grève le 1er décembre prochain et d’organiser des sit-in de protestation à travers toutes les directions de l’éducation à l’échelle nationale», a fait savoir le comité national des adjoints de l’éducation par le biais d’un communiqué rendu public hier. Cette entité syndicale a mis en avant l’application de la circulaire promulguée par le Premier ministre concernant la suppression des postes en voie de distinction, à travers le transfert automatique des postes sans la condition de l’ancienneté pour tous les adjoints de l’éducation, ainsi que les adjoints principaux. Elle a mis l’accent sur la nécessité de prendre en considération les diplômes universitaires dans la promotion des licenciés aux grades de superviseur éducatif. Les adjoints de l’éducation réclament, également, les primes de l’encadrement et de responsabilité.
Samira Saïdj
