Des dizaines d’habitations illicites, érigées sur le plateau Sidi Boudrahem, relevant du domaine de l’Etat, seront démolies très prochainement, a déclaré le wali de Béjaïa, Ould Salah Zitouni, qui a effectué dernièrement, une visite d’inspection au niveau de ce site de 200 hectares, surplombant la ville de Béjaïa. Le premier magistrat de la wilaya avait piqué une colère noire à la vue des dizaines de constructions, érigées d’une manière anarchique sur un site domanial, destiné initialement à recevoir le projet de la nouvelle ville de Bejaia, avant sa délocalisation vers la commune d’Oued Ghir. Un total de 9 000 logements, tous types confondus, six (06) écoles primaires, quatre (04) CEM et deux (02) lycées, une unité de la protection civile, une brigade mobile de la police judiciaire, un complexe sportif, entre autres, sont prévus dans le cadre de l’implantation de cette nouvelle cité. Le wali de Béjaïa a annoncé la promulgation d’arrêtés de démolition au courant de cette semaine, tout en dénonçant une éventuelle «complicité des responsables locaux», qui n’ont rien fait devant «la lapidation du foncier étatique». «C’est un constat des plus amers. Je suis étonné par le nombre de constructions illicites érigées sur ce site relevant du patrimoine forestier de l’Etat et du domaine agricole. Je signerai cette semaine des arrêtés de démolition et les squatteurs seront traduits en justice», a annoncé le wali, promettant d’user de toutes les prérogatives que lui confèrent les lois de la République pour mettre fin à la mafia du foncier et à la dilapidation des terrains domaniaux et combattre les constructions illicites. La mafia et les spéculateurs du foncier ont profité de la réalisation d’une route reliant la RN12 vers un centre d’enfouissement technique, implanté sur le site Sidi Boudrahem, pour s’accaparer de parcelles de terrains sises au bord de cette route et les vendre à des particuliers avec des papiers timbrés qui n’ont aucune valeur juridique. Par ailleurs, l’association «Ardh», œuvrant pour la protection de l’environnement, vient de solliciter l’intervention du wali de Béjaïa pour mettre fin à la dilapidation du foncier relevant du Parc national de Gouraya (PNG). Selon les responsables de cette association, plusieurs individus envisagent de construire en dur sur des terrains situés dans le périmètre protégé du PNG, notamment sur la côte ouest.
B. S.
