Le comité des locataires tirent la sonnette d'alarme!

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Une requête, dont une copie nous a été remise, est adressée au sénateur, par le comité de la cité des 163 logements AADL de la ville de Tadmait. En effet, ledit comité dénonce l’incompétence de la direction générale en charge de la gestion de la cité AADL, tout en signalant l’état des lieux qui sont en dégradation, ce qui pourrait porter atteinte à la santé des locataires. Les rédacteurs du document attirent l’attention du sénateur  » sur la situation des locataires de la cité AADL ». Une situation qui devient de plus en plus inquiétante pour la santé des 163 locataires et de leurs familles. L’association des locataires menace de ne pas payer les charges : plus de 2 000 DA par mois, d’autant plus que ce n’est pas la première fois qu’ils entreprennent ce genre d’actions. Ils expliquent : «l’ensemble du bâti est élevé sur un vide sanitaire dont le niveau est plus bas que celui du réseau principal de la ville». Ceci pour une entrée en matière, en guise d’introduction et pour donner une idée des inondations en permanence par les eaux pluviales et par les eaux usées en provenance de foyers». Le système de refoulement de ces eaux ne peut être assuré par une seule pompe car la deuxième est souvent en panne. Ainsi, à longueur d’année, les locataires vivent l’enfer: odeurs nauséabondes, prolifération des rongeurs, de moustiques et autres insectes volants ou rampants, véhiculant des maladies que les locataires, notamment les bébés et les enfants, vulnérables pourraient contracter. Pis encore: «les eaux usées sont de nature agressives, elles rongent le béton et fragilisent la structure». Ainsi, les centaines de familles sont constamment en danger. La sécurité du site est aussi un autre point qui préoccupe les locataires et leurs familles : «la cité est bâtie en plein centre urbain et n’est pas clôturée». Son ouverture aux quatre vents favorise «les vols par effraction dans les logements, des bagarres, des tapages nocturnes et à… une trentaine de mètres de la sûreté urbaine, entrée des étrangers, manque de surveillance, dégradation des conduites, des boites aux lettres endommagées, des coins devenus des urinoirs». La colère des locataires ne s’arrête pas là. Ils dénoncent : «l’absence de gardiennage, la cité n’est pas un îlot de tranquillité». L’autre point relevé ce sont les ascenseurs qui tombent en panne et que la direction répare quand bon lui semble et dans un  » style de bricolage » mettant en danger les locataires qui ne trouvent pas la possibilité de monter chez eux aux 9ème et 14ème étages. Les rédacteurs du document citent de nombreuses insuffisances qui ne concourent guère à leur bien-être : «manque d’hygiène à l’intérieur et à l’extérieur de la cité les femmes de ménage sont dépassées, elles ne sont ni suivies ni aidées». Tadmait est connu pour ses fréquentes coupures d’eau potable: «la bâche à eau de la cité est souvent en panne et non nettoyée depuis deux ans», et c’est un miracle que personne ne soit hospitalisée. Les locataires dénoncent l’absence du gérant du site à tel point que la majorité ne le connait pas. Les locataires ne manquent pas d’initiatives donc, pour se sentir en sécurité ils ont initié un projet de clôture du site et de fermeture des accès par deux portails avec leurs propres moyens. Cette initiative est stoppée net par la sûreté urbaine de Tadmait, mais ferme les yeux sur les autres initiatives : «achats de pièces de rechanges pour la bâche à eau, cotisations pour renouveler les serrures des portes d’entrées des immeubles, réparations des vitres… tout en palliant à la fuite en avant des responsables de l’AADL. Toutes les instances ont été interpellées et saisies depuis le 07 Janvier 2012 (1ère correspondance) y compris les ministères de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Environnement. Les services de sécurité ont également été destinataires de ces différents courriers et ce dernier est adressé à pas moins d’une dizaine : sénateur, parlement, ministre de l’Habitat, wali, APW, chef de la sûreté de wilaya, daïra, APC de Tadmait, direction de l’AADL et gérant du site, mais en vain, hormis l’APW qui avait dépêché une commission, en mars dernier, puis plus rien!

Arous Touil

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