Les habitants de la cité des 300 Logements réclament une commission d’enquête

Les habitants de la cité des 300 Logements R4, Fréha, dans la daïra d’Azazga, ont exprimé leur ras-le-bol d’une situation qu’ils disent intenable. Dans une lettre adressée aux autorités locales de la daïra d’Azazga et qui nous a été transmise (lundi) dernier à notre bureau de Tizi Ouzou, les habitants de la cité des 300 Logements souhaitent recevoir une commission d’enquête pour constater de visu les faits. Il s’agit, selon le terme de la lettre des désagréments causés par la station de fourgons. « Depuis 5 ou 6 ans que les fourgons de transport de voyageurs à destination de Timizart ont érigé leur station en gare routière à l’intérieur de notre cité, occupant des espaces, voire même les trottoirs et les chaussées conçus initialement aux habitants de la cité et leur progéniture », lit-on sur la lettre des habitants de la cité des 300 Logements.

Ces derniers indiquent que cette situation a donné lieu à des disputes quotidiennes risquant à chaque fois de dégénérer, « ajoutées aux perturbations de la quiétude des habitants à travers le vacarme causé par le va-et-vient des fourgons de 6 h du matin à 20 h du soir », indiquent les rédacteurs du document qui prennent d’ailleurs le service de la Protection civile d’Azazga en témoin. La lettre précise, en outre, les risques sanitaires que cet état des lieux peut causer en raison de la dégradation de l’environnement à travers le jet d’ordures n’importe où, « ce qui présente un risque sanitaire pour nos enfants », disent les citoyens en colère. Ces derniers précisent que la situation qu’ils dénoncent à l’occasion, a « produit » des phénomènes, tel que le commerce informel. « Un citoyen a eu l’audace d’installer un conteneur sur un espace vert de notre cité et le louer pour une activité commerciale de vente de fruits et légumes, geste d’une extrême gravité au su et au vu de toutes les autorités étant donné qu’il est situé à 50 m du siège de l’APC de Fréha », ajoutent encore les habitants de la cité des 300 Logements.

La montée au créneau des citoyens de Fréha et ceux d’Aït Yahia Moussa récemment renseigne indéniablement de la manière, très mauvaise, avec laquelle sont prises en charge les préoccupations du simple citoyen, particulièrement au niveau local où les APC, du moins la majorité d’entre elles, deviennent de simples services administratifs.

A. Z.