Comme l’an dernier, un quota d’oliviers vient d’être alloué à la commune d’Aïn El Hammam, dans le cadre de la régénération des oliveraies de la wilaya de Tizi-Ouzou.
Les paysans de la région sont appelés, par le biais d’affiches placardées au centre ville, à prendre attache avec la subdivision agricole d’Aïn El Hammam qui procédera à la distribution de plants dans le courant de cette semaine. Les paysans espèrent que cette fois le nombre d’arbres alloués à la région sera calculé en fonction des besoins exprimés. Jusqu’à présent, les quotas distribués dans la région n’arrivaient même pas à compenser les oliviers détruits annuellement, par les incendies. Le déficit est, par ailleurs, accentué par les arbres morts de vieillesse qui doivent être remplacés pour freiner un tant soit peu l’érosion, de plus en plus importante, qui frappe la région. Les citoyens ne se contentent plus de quelques arbres, offerts gracieusement, faut-il le remarquer. Avides de boiser la moindre parcelle, leurs besoins sont, chaque fois, plus importants. Ainsi, les mêmes agriculteurs formulent les mêmes demandes, chaque année.
Quant aux vieilles olivaies, elles sont composées de vieux arbres rabougris. Leurs propriétaires les rajeunissent peu à peu en mettant à contribution leurs propres deniers. Le marché hebdomadaire est tout indiqué pour ceux qui possèdent les moyens financiers devant leur permettre d’acquérir des arbres qui ne tarderont pas à donner des fruits. Mais pour s’approvisionner chez les revendeurs du marché les paysans doivent mettre le prix, sachant qu’un seul arbuste dépasse allégrement mille deux cents dinars. Ce qui ne les empêche pas d’être aux premières loges des distributions gratuites d’oliviers ou d’autres espèces.
Il faut cependant savoir que la plantation d’arbres n’est pas si aisée que certains seraient amenés à le croire. En plus de creuser une potée profonde, pour chaque arbre, les arboriculteurs doivent veiller à ce qu’ils ne manquent pas d’eau, en été. Comme la plupart des olivaies ne possèdent pas de réseau d’AEP, ils sont contraints de se rabattre sur le vieux baudet pour transporter des jerricans d’eau jusqu’aux champs.
Notons que les services agricoles de Aïn El Hammam couvrent toute la région montagneuse composée des deux daïras d’Iferhounene et d’Aïn El Hammam soit au total sept communes. Lors de la dernière distribution d’oliviers, ce ne sont pas moins de deux cents oléiculteurs qui avaient formulé des demandes de plants. Iferhounene avait, à l’époque, bénéficié de six mille arbres alors que le quota d’Aïn El Hammam était chiffré à cinq mille trois cents.
A. O. T.

