Les habitants du chef-lieu communal de Bordj Ménaïel ne décolèrent pas. Moins de trois semaines après leur entrevue avec la wali de Boumerdès, ayant promis d’améliorer leur cadre de vie, les représentants de nombreux quartiers de cette ville avaient enclenché avant-hier jeudi, une action de protestation pour faire prévaloir le même droit. Les manifestants déplorent principalement le mauvais état des ruelles des différents quartiers y compris ceux du centre-ville, »où règne quotidiennement une anarchie indescriptible ». Naguère attirantes, notamment avec leurs somptueux cafétérias et salons de thé les principales avenues de cet ancien relais d’Oum Naiel offrent aujourd’hui un spectacle désolant. Des ordures et des gravats s’amoncellent sur les trottoirs, squattés de surcroît pour la plupart par les différents commerçants. Les protestataires s’insurgent, à juste titre, contre »la non-concrétisation d’un projet de réaménagement des ruelles avec rénovation de l’éclairage public, inscrit pourtant dans le plan sectoriel de la commune avec un montant de 360 millions de DA, il y a presque cinq ans ». Les dizains de villageois auxquels se sont joints de nombreux commerçants, après avoir baissé rideau, en milieu de journée, réitèrent également l’accélération des travaux de construction d’une salle polyvalente, de la bibliothèque communale et du nouveau stade municipal. Initialement programmé en 1990, «le projet de réalisation de cette infrastructure footballistique, d’une capacité de 10 000 places, a été ajourné à maintes reprises», dénonceront-ils encore. Se joignant à la foule, des habitants de certaines agglomérations secondaires déplorent eux aussi le mauvais état des routes, à l’instar de ceux d’Ighoumrassen et de l’ex-village agricole Omar.
Salim Haddou
