Inscrites dans l’échiquier des fêtes historiques nationales et célébrées pour la première fois dans la commune de Seddouk, à la wilaya de Béjaïa, les manifestions du 11 Décembre 1960 ont été commémorées, hier (vendredi), dans la joie et le recueillement. L’APC a concocté à cet effet, un programme de festivités limité à la levée des couleurs sous l’entonnement de l’hymne national, qui a eu lieu à 8h30 mn du matin dans la cour du siège de la municipalité. Le cortège s’est ébranlé par la suite au cimetière des Chouhada où une gerbe de fleurs a été déposée au carré des martyrs. Aït Khelifa Akli, responsable du bureau de Seddouk de l’organisation nationale des enfants de chouhada, a pris la parole pour rappeler les événements du 11 Décembre 1960, qui font partie du combat du peuple Algérien qui s’est battu contre le colonialisme français pour arracher la liberté et l’indépendance de notre pays. «en 1959, après l’opération jumelle, menée dans les maquis par l’armée française, De gaule avait cru mettre fin à la révolution Algérienne de par le nombre important de Moudjhidines tués et ceux arrêtés, mais sans compter sur le sursaut d’orgueil du peuple qui s’est soulevé comme un seul homme. À Belcourt, en plein centre d’Alger, par exemple, c’était une déferlante humaine qui était sortie dans la rue pour défier les para français qui ont tiré à bout portant sur les manifestants qui marchaient pacifiquement pourtant. Devant le génocide perpétré par l’armée française dans les rangs du peuple Algérien, l’ONU s’en était saisie du dossier et a ordonné aux autorités françaises de se mettre sur la table de négociation avec le FLN», a-t-il dit. Le P/APC de Seddouk s’est aussi intervenu pour remercier l’assistance composée de nombreux fils de chahids, des moudjahidines, des élus locaux et des citoyens pour avoir répondu à l’appel qu’il a lancé demandant à la population de venir en masse pour participer à la commémoration de cette date historique.
L. beddar
