Le cas de la mosquée d’Ath Vouali, dans la commune d’Ath Mansour, a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Ce lieu de culte constitue une effroyable menace sur tout un quartier qu’il surplombe, et ce, à cause d’une vétusté qui donne des sueurs froides. Un cas signalé à plusieurs reprises dans ces mêmes colonnes. Cependant, nous apprenons des membres de l’association religieuse de cette mosquée qu’une opération de démolition vient d’être déclenchée mercredi passé et que l’opérateur auquel ont été confiés les travaux a commencé par le minaret, haut de quelque vingt-cinq mètres, lequel menace de s’effondrer à tout moment, ce qui présente un réel danger pour tout un quartier au même titre que le reste de l’édifice qui menace ruine. Cette dégradation est due à une importante corrosion qui s’est attaquée aux piliers et l’ossature, gravement fragilisés. La bâtisse, réalisée en surélévation en R+1, ne tient encore debout que par un incroyable mais fragile équilibre au point où tous les services techniques, tels que le bureau d’étude (BET) et le CTC qui ont procédé à un contrôle approfondi, ont ordonné l’évacuation immédiate des fidèles, la création d’un périmètre de sécurité autour d’elle et sa démolition en urgence. Toutes ces recommandations ont trainé plus d’une année avant que l’on songe enfin à passer à l’action. Ce retard est causé par les procédures administratives qui ont trainé en longueur et les retombées de sa fermeture auxquelles l’on a tardé à y remédier, et dont on peut citer la mise à la disposition des fidèles d’un espace adéquat pour la prière entre autres. Toujours est-il que les villageois, notamment les riverains et les fidèles de cette mosquée, affichent un fort apparent soulagement après le démarrage de cette opération tant attendue, comme l’attestent les nombreux messages rassurants de la population locale de cette importante agglomération, deuxième après le chef-lieu de commune, pour faire part du démarrage des travaux. La décision de cette démolition aurait été selon quelques membres de l’association religieuse, prise par le premier magistrat de la wilaya. ‘’Vaut mieux tard que jamais’’, disait l’adage, d’autant plus que cet édifice qui affiche un délabrement à un stade avancé n’aurait jamais résisté devant la furie et le déchainement des éléments naturels de cet hiver. Ce lieu de culte aurait sans aucun doute fait des victimes parmi les résidents mitoyens et les fidèles, d’autant plus que son esplanade sert de lieu de rencontre «tajma3t» aux villageois, et ce, du fait d’être situé en plein milieu du village.
Oulaid Soualah
