Il compte radicaliser son mouvement de protestation après les vacances – Le Cnes en sit-in, hier, à Alger

Au troisième et dernier jour de la grève, le conseil national des enseignants du supérieur (CNES) a accentué son mouvement de protestation par un rassemblement national devant le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Le conflit opposant le corps des enseignants universitaires à leur tutelle, ne trouve toujours pas son dénouement. Les enseignants universitaires se sont rassemblés, dans la matinée d’hier, devant le département de Tahar Hadjar pour porter haut et fort leurs revendications. Les protestataires ont exprimé leur ras-le-bol quant à la sourde oreille du ministère de la tutelle concernant leur plate-forme de revendications. «On ne va pas s’arrêter là on continuera le chemin de protestation jusqu’à l’obtention de gain de cause», a assuré Abelmalek Rahmani, le coordinateur national du Cnes. Ladite organisation syndicale compte radicaliser son mouvement de protestation, après les avances, si le département de la tutelle ne donne pas une suite favorable à ses revendications. En effet, les enseignants universitaires paralyseront encore une autre fois les universités, durant trois jours, à partir du 5 janvier prochain. «Le Cnes et ses représentants ne se tairont jamais devant les dangers qui minent et menacent l’existence de l’université nationale, le harcèlement et les menaces qui pèsent chaque jours sur nos élus, les fausses promesses largement distillées dans les médias et la paupérisation qui touchent l’ensemble du corps enseignant», a souligné le Cnes. Il est utile de rappeler que ce dernier réclame «la nécessité de sanctionner tous les réacteurs qui sont impliqués dans les affaires de fraude, et ne pas seulement les changer. Il faut féliciter ceux qui ont porté un plus pour l’université algérienne, et sanctionner ceux qui ont semé le chao», a plaidé M . Rahmani. Ce dernier a mis en avant l’arrêt «immédiat» de toutes les mesures d’harcèlement et de toutes les poursuites judiciaires et disciplinaires. Les protestataires appellent, également, à cesser toutes les formes de pression directes ou indirectes sur les élus et les enseignants. À retenir que le conseil national des enseignants du supérieur a décidé de boycotter les journées d’évaluation du système LMD qui seront organisées, prochainement, par le département de Tahar Hadjar.

Samira Saïdj