“ L'Algérie maîtrise la situation ”

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L'Algérie "maîtrise" la situation et le peuple doit être "rassuré&quot,; car la politique du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, est "claire et elle s'oppose à tout immobilisme'&#039,; a déclaré, hier à Sétif, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal.

«L’Etat algérien maîtrise la situation. Les Algériens doivent se rassurer définitivement parce que la politique du président de la République est contre l’immobilisme», a indiqué Sellal à la presse alors qu’il inspectait le projet d’extension de la cimenterie d’Aïn El Kebira. Abordant la question économique, il a souligné qu’ «il est inconcevable d’avoir des recettes en milliards de dollars, les consommer et d’aller s’endetter ensuite auprès du FMI», a ajouté M. Sellal. Il appele par la suite à « aller vers la production et l’investissement sans arrêt », exhortant les « partenaires privés à suivre cette démarche ». Il a ajouté qu’il est « impératif que l’Algérie devienne exportatrice du ciment et de l’acier en réalisant un surplus de production en 2018 ». M. Sellal a souligné dans ce sens que «l’Algérie produit actuellement deux (02) millions de tonnes d’acier», relevant que «ce volume va augmenter avec les trois projets (Bethioua, Bellara et El Hadjar) où la production est appelée à s’accroître».

«Le défi aujourd’hui est de surmonter la crise»

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a indiqué samedi à Sétif, que le défi qui se présente aujourd’hui en Algérie est de surmonter la crise en bâtissant une économie « forte et diversifiée » au risque de « subir les bouleversements » que vit l’économie mondiale dans son ensemble. «Le défi aujourd’hui est de surmonter la crise, bâtir une économie diversifiée, forte et juste. Nous n’avons pas d’autre choix : changer et se réformer ou subir et se soumettre», a indiqué M. Sellal dans une déclaration à l’APS en marge de sa visite de travail dans la wilaya de Sétif. «On ne peut pas rester en marge ni ignorer les bouleversements et les transformations que connaît l’économie mondiale. Nous sommes condamnés à s’adapter à la tendance mondiale ou en subir les affres et les conséquences», a souligné le Premier ministre. «Nous avons décidé de nous réformer et d’avancer, au lieu de rester dans l’immobilisme et à dilapider nos ressources pour recourir, par la suite, à l’endettement du Fonds monétaire international (FMI)», a-t-il expliqué. Le Premier ministre a estimé dans ce sens que «la réorientation de l’économie nationale est une nécessité et une exigence imposées par la conjoncture économique internationale». «Nous sommes condamnés à engager rapidement des réformes profondes pour mettre les jalons d’une économie compétitive et diversifiée, capable de sortir le pays de la dépendance aux hydrocarbures», a-t-il soutenu. Pour M. Sellal, «les mesures prises depuis la chute des prix du pétrole visent à protéger l’économie nationale et à lui donner un nouveau souffle, tout en préservant les acquis sociaux des citoyens». Il a relevé à ce propos, que « l’égalité est un moteur de la compétitivité », estimant que l’enjeu est de faire de l’Algérie un « pays émergent durant les deux prochaines années ». M. Sellal a soutenu qu’il s’agit d’ «un objectif et d’un challenge qu’on doit réussir ensemble : gouvernement, acteurs économiques et citoyens». «C’est une exigence conjoncturelle et un devoir patriotique», a-t-il soutenu, ajoutant que les citoyens demeurent «la préoccupation première et essentielle des pouvoirs publics». «Nous sommes au service des citoyens. C’est un devoir et une mission», a conclu le Premier ministre, appelant les Algériens à « défendre l’unité et la souveraineté du pays ainsi que les valeurs du travail ».

Sellal confirme que les entreprises stratégiques ne sont pas concernées par la privatisation

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a confirmé hier à Sétif, que les entreprises nationales stratégiques n’étaient pas concernées par l’article 66 de la loi de finances 2016 qui consacre l’ouverture du capital des entreprises publiques au privé national résident. Pour le Premier ministre, cette disposition de la loi de finances, adoptée récemment par les deux chambres du Parlement, « renforce le secteur économique public ». L’article 66 de la loi de finances 2016, devenu 62 dans le texte amendé par l’APN, stipule, rappelle-t-on, que « les entreprises publiques économiques, qui réalisent des opérations de partenariat à travers l’ouverture du capital social en faveur de la participation de l’actionnariat national résident, doivent conserver au moins 34% du total des actions ou des parts sociales ». Cette disposition précise que « l’actionnaire national résident peut détenir ces actions sur une période de cinq ans. Après une expertise juridique sur le respect des engagements souscrits, il est possible de soumettre au Conseil des participations de l’Etat (CPE) l’option de l’achat du reliquat des actions ». En cas d’approbation par le CPE, la concession se fait selon le prix convenu dans la charte des partenaires ou celui fixé par le CPE. « L’article 66 de la loi de finances 2016 va renforcer le secteur public, et les entreprises nationales stratégiques comme Sonatrach ne sont pas concernées par cet article », a déclaré M. Sellal lors de sa visite de travail qu’il effectue dans la wilaya de Sétif. À ce propos, le ministre des Finances, Abderrahmane Benkhalfa, avait lui aussi assuré lors de la session consacrée à ce texte de loi au Conseil de la Nation, que les entreprises publiques stratégiques étaient et resteront « exclues » du champ d’application de l’article 66 lequel avait suscité une polémique de députés de l’opposition lors des débats du projet de loi de finances à l’Assemblée Populaire Nationale (APN) en novembre dernier. « Ces grandes entreprises sont, d’ailleurs, régies par des lois spécifiques empêchant toute ouverture de leur capital », avait expliqué M. Benkhalfa soulignant que cette mesure visait « la pérennité » de certaines entreprises en les dotant de ressources financières dont elles ont besoin. Le premier argentier du pays avait également soutenu que cette mesure offrait deux « garanties » : la première est que les étrangers n’ont pas le droit de prendre part à cette ouverture du capital, tandis que la seconde garantie consiste à ce que toute ouverture du capital ne peut se faire sans l’accord du CPE qui est présidé par le Premier ministre et composé d’une dizaines de ministres. S’exprimant encore sur la loi de finances, le Premier ministre a précisé par ailleurs, que l’article 71 de ce texte était un outil « technique et financier », relevant, dans ce sens, que l’État est « pragmatique » et « considère que lorsque les entreprises réussissent à engranger des bénéfices et à créer de l’emploi, cela pourrait profiter à tout le pays ». L’article 71, rappelle-t-on, introduit un mécanisme d' »équilibre budgétaire » permettant au ministre des Finances, à travers des décrets d' »ajustements », de geler ou d’annuler des crédits destinés à la couverture de dépenses « en cas de détérioration des équilibres généraux ». Sur un autre point, M. Sellal a réitéré par la même occasion, la détermination de l’État à encourager les investisseurs nationaux et étrangers, dans le cadre du respect de la règle 51/49%.

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