Incendie dans une maison à Aourir

Les habitants d’Aourir, un village situé à quatre kilomètres du chef-lieu de commune d’Aïn El Hammam, ont été réveillés, avant-hier vers deux heures du matin, par des cris provenant d’un quartier situé au fond d’une impasse. Ayant compris qu’il s’agissait d’un incendie, la plupart des hommes s’y sont rendus pour essayer de sauver ce qui peut l’être dans la maison de Da Mokrane Djaoud, un vieux retraité. Avant même que les pompiers n’arrivent sur les lieux, les jeunes villageois se sont attaqués aux flammes avec les moyens du bord. Ils ne peuvent que se relayer et jeter des bidons d’eau sur les flammes qui continuaient de consumer tout le mobilier et les effets vestimentaires qui se trouvaient au deuxième étage de la construction que les habitants avaient fui, dès qu’ils s’étaient rendus compte du danger. L’arrivée des éléments de la Protection civile était accueillie avec soulagement. Les soldats du feu, aidés par les citoyens, ont pris le relais et le commandement des opérations. Cependant, ils ne pouvaient pas utiliser leurs moyens matériels, en cet endroit isolé où la lance d’incendie ne pouvait arriver. Rencontré le lendemain de ce drame, Da Mokrane nous confie qu’il n’a ni vêtements ni couchage et encore moins de meubles. «Tout a brûlé» dit-il, se renseignant sur une éventuelle aide que les autorités pouvaient apporter à un sinistré. Dans la maison, le rez-de-chaussée, où se trouve la cuisine, a été épargné grâce aux volontaires et à la Protection civile qui ont bravé les flammes. Devant la situation qui peut survenir partout dans le village, les habitants dénoncent l’absence de bouches d’incendie dans des endroits aussi isolés et exposés au danger du feu. Heureusement que ce jour là l’ADE n’avait pas coupé l’eau, rationnée au rythme d’un jour sur deux. Sans eau, le feu se serait étendu aux maisons voisines, avec les conséquences qu’on n’ose imaginer.

A. O. T.