Ils déplorent des désavantages dans leur incération dans la fonction publique – Sit-in des gardes communaux devant le siège de la wilaya

Les gardes communaux ont initié hier, un rassemblement devant le siège de la wilaya, à Tizi-Ouzou, afin de dénoncer l’absence d’une réelle volonté pour l’application des mesures de leur intégration dans la fonction publique. Ils étaient quelque centaines de personnes à prendre part, hier, au rassemblement des gardes communaux organisé devant le siège de la wilaya. Une action qui intervient afin de dénoncer les failles auxquelles ils doivent faire face, suite à leur intégration dans le secteur publique, à commencer par l’absence de procès verbaux (PV) d’installation. Ainsi et comme il nous a été souligné sur place par des protestataires, leur orientation vers les sièges de daïras et les mairies n’ont lieu sur aucune base officielle. «On nous demande de nous présenter dans telle ou telle structure sans aucun document officiel qui nous y oriente», souligne l’un des protestataires. Une situation, enchaîne notre interlocuteur, «qui ouvre les portes à tous les dépassements, à commencer par les responsables locaux, eux même, qui nous charge de n’importe quelle tâche, en nous signalant que soit on s’en charge soit on part». Il explique que les gardes communaux ne sont pas contre le fait de travailler, mais «ils exigent que cela soit bien réglementé». Un de ses camarades relève, quand à lui, le problème de l’éloignement. Il assure, en effet, qu’à défaut de pouvoir travailler dans sa localité «le garde communal est orienté dans des régions distantes de plusieurs kilomètres». Donnant l’exemple de celui qui se déplace de Larbâa Nath Irathen pour travailler à Tigzirt, il se demande : «Qui va assurer sa sécurité à celui qui a occupé le poste de garde communal, donc facilement visé ?». Les gardes communaux qui semblaient en avoir plein le cœur, se sentent ainsi toujours lésés. Un autre protestataire nommera les choses par leurs noms. Ainsi, dira-t-il, «il est dévalorisant pour un garde communal de se retrouver avec un balai». Signalant qu’il ne cherche en rien à sous estimer le travail des personnes qui effectuent ces tâches, il ajoute néanmoins que «les notes d’intégration dans la fonction publique doivent être claires et applicables avec des documents officiels». Enchaînant dans les lacunes et les désavantages que les gardes communaux ont eu à observer une fois affectés sur leur lieu de travail, l’interlocuteur se demande quel sort est réservé à la retraite sans condition d’âge, à laquelle avait droit le corps des gardes communaux ? En effet, étant en fonction, ils étaient orientés vers une retraite sans condition d’âge après 15 ans de travail, mais avec les nouvelles mesures d’incération dans la fonction publique, à savoir le gardiennage au niveau des APC et daïras, les choses semblent plus délicates. Ceci, au moment où les gardes communaux estiment : «Nous avons le droit de bénéficier de la retraite à 15 ans comme nos prédécesseurs». Ceci, pour dire que finalement, «les garde communaux de Tizi-Ouzou sont réticents quant à cette histoire d’intégration», termine le même représentant.

Tassadit Ch.