Entretien avec le P/APW de Tizi-Ouzou, Hocine Haroun, candidat du FFS aux sénatoriales – «Je suis le candidat du consensus»

L’actuel P/APW de Tizi-Ouzou, Hocine Haroun, est candidat du plus vieux parti de l’opposition aux sénatoriales. Il est né en 1957 dans la commune d’Aït Bouaddou dans un petit village qui s’appelle Tamkatbout ou « Tmekkant N Ttbut » (ce qui veut dire en langue française le lieu de la raison), au Sud de la wilaya de Tizi-Ouzou. Il est marié et père de cinq enfants. Il a adhéré au FFS en 1989, et il a été élu président de l’APC d’Aït Bouaddou de 1997 à 2002, puis conseiller et chef de cabinet de feu Aissat Rabah, de 2002 à 2005, puis élu à l’assemblée populaire de wilaya jusqu’en 2012, où il a été élu président de l’institution. En parallèle, il a vécu pleinement sa vocation d’artiste peintre, de dramaturge et d’écrivain. M. Haroun, malgré son agenda chargé, a bien voulu répondre à nos questions. Il est à noter que l’entretien a été réalisé avant l’annonce de la mort de Hocine Aït Ahmed.

La Dépêche de Kabylie : Pour les autres partis, il y a eu des primaires pour élire leurs candidats aux sénatoriales, au FFS ce n’est pas le cas, voulez-vous nous en parler ?

M. Hocine Haroun : Notre parti a pris cette décision après des réunions à tous les niveaux des instances du parti : Fédération, Secrétariat National et Instance présidentielle. L’option d’un candidat du consensus a été choisie et a été en ma faveur. C’est, en somme, une chose normale et pour moi un grand honneur de représenter notre parti dans cette joute électorale.

Le sénat est qualifié par les partis de l’opposition, dont le vôtre, de chambre d’enregistrement, ne pensez-vous pas que Hocine Haroun est plus utile à la tête de l’APW de Tizi-Ouzou que dans la 2e chambre, d’autant plus que le FFS n’y est pas majoritaire ?

Je crois que la présence de nos parlementaires dans les deux chambres a montré son utilité. Pour preuve : la session sur la loi de finance où nos députés et sénateurs se sont fortement exprimés pour dénoncer, informer l’opinion publique et porter haut la voix du parti. Quant à l’utilité j’espère être autant utile dans le poste de sénateur que je l’aurais été à l’APW. Etre utile ne veut pas forcément dire indispensable.

Quelles sont vos chances de gagner cette élection qui s’annonce serrée ?

C’est une élection et rien n’est joué d’avance. Je compte sur tous les élus de mon parti, le FFS, qui sont fortement mobilisés, ainsi que sur l’apport de l’ensemble des élus que j’ai eu l’honneur de côtoyer durant les trois années écoulées.

Si demain vous êtes élus sénateur, qu’allez vous apporter de nouveau à la région et à la nation toute entière ?

Jouer mon rôle de sénateur national, c’est-à-dire, participer à l’activité normale de la deuxième chambre qui consiste à relire, débattre et s’exprimer sur les projets de loi émis par la première chambre, puis jouer mon rôle régional en me mettant au service de ma région pour son développement et du citoyen pour son bien être.

Votre mot de la fin ?

Bonne chance à tous les candidats et que le meilleur de nous soit élu.

Entretien réalisé par Hocine Taib