Le niet des habitants

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Le projet de réalisation d’un marché de proximité de fruits et légumes, au niveau de la cité des 140 logements du centre-ville de Bouira, suscite l’ire et la colère des habitants de ce quartier. Ces derniers ont tenu à exprimer leur refus pour l’implantation de cette structure de proximité à travers une requête qu’ils ont adressée, la semaine dernière, aux différents responsables locaux ainsi qu’au wali de Bouira.

Dans cette requête, accompagnée d’une pétition portant 100 signatures, les riverains estiment que le terrain sur lequel les pouvoirs publics ont décidé d’implanter ce marché doit servir à la réalisation d’autres structures, à l’image d’un stade, de parkings ou d’un espace vert, et dont le quartier manque gravement. Selon les contestataires, «ce n’est pas le projet lui-même qui pose problème.

Mais c’est le choix de ce terrain pour son implantation que nous refusons. Il doit servir d’espace vert et des lieux de détentes pour nos enfants, car il est très proche à nos maisons», alors qu’à l’origine, explique-t-on, ce projet de marché était destiné à être implanté sur un autre terrain, sis dans la localité d’Aïn-Turk. Les habitants de ce quartier demandent l’intervention du chef de l’exécutif pour «la sauvegarde de l’espace vert indispensable, au bien-être des habitants de la cité».

Les contestataires ne comprennent pas pourquoi ce changement d’assiette, qui ne répond, selon eux, à aucun critère d’ordre technique ou fonctionnel. Bien au contraire, affirment-ils, «le terrain d’origine dispose d’une forme rectangulaire et de toutes les caractéristiques pour convenir à l’aménagement d’un marché de proximité contrairement au deuxième terrain, qui a une vocation d’espace vert et qu’il est impératif de sauvegarder». eudi dernier, les habitants de ce quartier sont passés à une étape supérieure dans leur protestation, en accrochant une banderole géante sur la face de l’un des bâtiments, où ils ont écrit, «nous refusons l’implantation d’un marché sur cette assiette».

Ils affirment également qu’ils envisagent d’organiser un rassemblement de protestation devant le siège de l’APC, «si les responsables locaux ne changent pas d’avis dans les prochains jours».

O.K.

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